Les gros labos s’unissent

Les gros labos s’unissent

Sans pour autant quitter l’Amip (Association marocaine de l’industrie pharmaceutique), neuf géants pharmaceutiques viennent de constituer une nouvelle association. Il s’agit de «Maroc Innovation et Santé» (MIS) qui rassemble Eli Lilly, GlaxoSmithKline, Maphar, Merck Sharp & Dohme, Novartis Pharma, Organon, Pfizer, Roche, Sanofi-Aventis et Servier.
Les représentants de ces laboratoires assurent qu’ils maintiennent toujours leurs adhésions à l’Ampi et que cette nouvelle organisation a comme «valeur ajoutée, la promotion de la recherche clinique au Maroc». «La naissance de MIS intervient dans un nouveau contexte globalisé et dans une période de transition économique et sociale caractérisée par la mise en œuvre de nombreux chantiers de modernisation», ont affirmé les représentants des sociétés pharmaceutiques lors d’une conférence de presse tenue, hier, à Casablanca. Par ailleurs, les membres de MIS déplorent le fait que l’ensemble de leurs produits n’ont aucune protection et qu’une loi, entrée en vigueur depuis la fin de l’année dernière, ne protègera que les médicaments qui seront mis sur le marché à partir de cette année. «C’est du pain béni pour les génériqueurs. Ces derniers peuvent désormais copier, sans aucun risque et d’une manière légale, n’importe quelle molécule. Et ce parce que la loi marocaine a précisé, en décembre dernier, que seuls les nouveaux médicaments commercialisés, à partir de cette année, bénéficieront d’une protection», explique un responsable dans une firme pharmaceutique.
«Maroc Innovation et Santé» se veut une structure favorisant l’accès aux médicaments innovants et de qualité. «Il est important que les citoyens marocains puissent avoir accès aux médicaments innovants comme les produits qui traitent du cancer, du diabète, de Parkinson et d’Alzheimer», note les membres de MIS. Et d’ajouter «que cette nouvelle organisation vise à informer le grand public sur l’apport des plus efficaces des nouvelles thérapies concernant des maladies auxquelles aucun traitement n’existe actuellement».
Implantées au Maroc depuis plusieurs années, ces sociétés représentent plus de 50 % du marché pharmaceutique national. La part que réservent ces laboratoires, membres de MIS, de leurs chiffres d’affaires au volet de la recherche et du développement, est estimée à 15%. Une manière, pour eux, de booster la recherche scientifique, avec la multiplication du nombre des tests cliniques pour thérapies innovantes.
Au cours de ces dernières années, le coût de la recherche a connu une hausse vertigineuse. Les membres de MIS affirment qu’une étude a révélé que pour obtenir un nouveau médicament, il faut une enveloppe budgétaire d’environ un milliard de dirhams. Un coût dont les firmes pharmaceutiques, assurent-ils, supportent la plus grosse partie.
Il faut préciser que le Maroc figure parmi la liste des pays où se font de plus en plus d’études cliniques.

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