Les jeunes s’investissent dans le travail associatif

Le travail associatif est profondément ancré dans la société marocaine. Dans le temps, les Marocains, notamment dans le milieu rural, ont l’habitude de travailler ensemble sous forme de «Twiza» pour réaliser certaines tâches qui nécessitent l’association d’efforts, de savoir-faire et de temps. C’est d’ailleurs ce qui a facilité l’adoption de plusieurs projets à caractère associatifs ou coopératifs.
Aujourd’hui, le tissu associatif se renforce de plus en plus avec l’implication des jeunes qui se sont investis dans le travail à caractère social. L’exemple des élèves des terminales et première S.T.T du Lycée Lyautey (Beaulieu), qui se mobilisent pour l’action sociale, est significatif. Lundi 24 juin 2002, s’est déroulée, à la résidence du consul général de France à Casablanca, Hervé Besancenot, une réception organisée en l’honneur de ces élèves pour les remercier de l’action sociale exemplaire qu’ils ont menée au profit de l’Association Les bonnes oeuvres du coeur.
En effet, un groupe de neuf jeunes, filles et garçons, avec le soutien de leurs professeurs, ont imaginé, organisé et réalisé une vente de charité au profit de l’association en question. Ils ont su convaincre sponsors et visiteurs en organisant durant deux jours une brocante-exposition avec animation à Beaulieu. Les résultats de cette manifestation se sont révélés être à la hauteur des efforts déployés. Ainsi, ces élèves ont pu, grâce à cette action exemplaire, remettre un chèque de 150.000 dirhams aux responsables de l’Association Les bonnes oeuvres du coeur.
La section Maroc de l’Association de l’ordre national du mérite français a tenu à honorer l’action de ces jeunes élèves et chacun d’entre eux à reçu le Prix du civisme de la jeunesse. Il faut dire qu’à l’heure où certains s’interrogent sur une possible démotivation de la jeunesse du travail associatif, voilà un bel exemple de démarche citoyenne entreprise par des jeunes de tous les horizons unis par un idéal commun, celui de servir et de rendre service aux autres.
Si l’entreprise a pour projet le profit, force est de dire que l’association trouve son profit dans son projet. Aujourd’hui, fort heureusement, on reconnaît à nouveau qu’un projet associatif a nécessairement besoin de reconnaissance pour le fait même de son existence. La tâche n’est pas toujours facile. Tous les bénévoles, tous les volontaires, tous les professionnels des associations savent combien il est difficile de faire reconnaître le travail associatif dans sa totalité et singulièrement dans sa partie la plus immergée, à savoir son « âme ».

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