Les limites du travail associatif

ALM : Comment vous avez pensé à créer cette association ?
Youssef El Kouari : L’idée est née d’une rencontre entre un groupe de jeune ambitieux, il y a presque deux ans. Nous avons pensé à créer cette association pour contribuer et accompagner le développement que connaît le pays. Dans la zone de Sidi Bernoussi, nous avons pensé à enrichir le tissu associatif et aller sur le terrain.
Quel est son champ d’action ?
L’association est très active depuis sa création. Nous sommes présents dans le domaine, social, culturel, éducatif et sportif. Les questions de la jeunesse marginalisée, la femme et l’enfance sont également au centre des préoccupations de l’association.
Quelles sont vos activités et quelles sont les difficultés rencontrées ?
Les activités associatives organisées par l’association sont nombreuses. En plus, l’association n’a pas de local. Et pour toute activité, il faut présenter un programme mensuel d’avance aux responsables. Et en dépit de cette entrave, les membres de l’association sont très actifs. Nous essayons de faire un nouveau travail dans le secteur associatif, avec les moyens de bord. Ces derniers mois, l’association a organisé des manifestations sur la Moudawana, « statut de la famille entre les revendications des mouvements féminines et les changements ». Une journée sur l’enfant à laquelle ont participé des experts dans le domaine. Une rencontre sur l’arbitrage du foot. Signature d’un ouvrage. En plus d’autres rencontres entre les jeunes dans la maison des jeunes. Pour les difficultés rencontrées, il faut dire qu’elles sont nombreuses. D’abord, on n’a pas de local. Pas de soutien financier. Des fois, on rencontre des difficultés lors de l’organisation des manifestations. Quand on avance, c’est évident qu’il y ait des difficultés. Mais, avec la volonté, on arrive à surmonter ces obstacles. Ce n’est pas toujours facile.
Dans chaque quartier, l’on trouve plusieurs associations presque dans le même domaine. Ne voyez-vous pas qu’en se regroupant on créera des synergies.
Effectivement. Il y a plusieurs associations à Casablanca et partout dans les différentes régions du pays. Mais, est-ce qu’il y a en parallèle plusieurs activités sociales, culturelles, sportives, artistiques, etc. Malheureusement c’est le contraire. On trouve des associations bidon, il y a des associations qui sont créées uniquement pour gêner d’autres associations qui sont actives sur le terrain. Et il y a des associations qui sont créées uniquement pour bénéficier de l’aide matérielle, soit de l’Etat, soit des bienfaiteurs, soit des collectivités locales. Dans l’association Inbiât pour l’éducation et la culture, on essaye de combattre ces pratiques qui nuisent à la société. Nous avons adopté lors de la création de l’association un statut qui est tout à fait différent par rapport à la majorité des associations où le président reste à vie à la tête de l’association. Dire qu’il y a plusieurs associations, oui. Mais qu’est-ce qu’elles font ? Est-ce qu’elles sont présentes sur le terrain ? Pour notre association, on est ouvert à toute proposition et à toute collaboration et même regroupement si cela s’avère nécessaire avec le respect de nos orientations, nos principes et de notre façon de travailler. L’association est membre du comité de suivi des associations de Casablanca-Est.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *