Les meurtriers présumés de Meknès devant la justice

Les 16 meurtriers présumés de Ibrahim Hassitou, avocat au barreau de Meknès et de son épouse Maria Bennani, portés disparus depuis le 16 février dernier, ont comparu à nouveau, mercredi 13 septembre, devant le juge d’instruction de la troisième chambre de la cour d’appel de Meknès.
 Les mis en cause doivent répondre des chefs d’accusation de constitution de bande de malfaiteurs, d’homicide volontaire avec préméditation, de mutilation de corps, de dissimulation des traces de crime et d’objets provenant de délit, de vol qualifié, de proxénétisme, d’adultère et de complicité.
 Dès qu’ils ont été avisés de la disparition du couple Ibrahim Hassitou et de son épouse Maria Bennani, les services de la sécurité de la ville, sur ordre du parquet près la Cour d’appel de Meknès, se sont mobilisés et ont œuvré en coordination avec leurs collègues de Rabat pour démêler l’écheveau de ce double crime, ce qui a abouti à l’arrestation à Rabat de l’un des accusés dont l’interrogatoire a permis l’identification des autres complices.
 Après s’être assurés de l’identité des auteurs de ce crime, les éléments de la police ont appréhendé les trois frères El Bouaami, bouchers de leur état au quartier Nejjarine (ancienne médina de Meknès), qui sont passés aux aveux lors de l’interrogatoire préliminaire en dévoilant les détails du crime, la manière dont il a été commis et le lieu où ils se sont débarrassés des restes des corps des victimes.
 Par la suite, un avis de recherche international a été lancé à l’encontre de AA, en cavale depuis le déclenchement de cette affaire, et qui a abouti à son arrestation en août dernier en Espagne. Son épouse a été aussi arrêtée sous l’accusation de participation au crime et d’adultère.
 De même, ont été arrêtées des femmes pour l’achat de bijoux appartenant à l’épouse assassinée. Ont également été saisis les outils qui ont servi au crime ainsi que les objets volés appartenant aux deux victimes.
 La reconstitution du crime qui a eu lieu le 18 juin a montré que les agresseurs se sont introduits par effraction dans le domicile des victimes qu’ils ont égorgées et dont ils ont mutilé les corps avant de les transporter jusqu’à oued Cherrat, près de la ville de Témara.

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