Les ministres au chevet de l’université

M. Najib Zerouali, ministre de l’enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche scientifique préside la délégation marocaine à la 8ème session du congrès des ministres arabes de l’enseignement supérieur qui ouvre ses travaux ce lundi au siège de la ligue arabe au Caire. Cette rencontre de quatre jours, permettra aux ministres arabes de l’enseignement et aux représentants de plusieurs organismes internationaux et régionaux oeuvrant dans le domaine, de se pencher sur les questions du financement public et privé des études universitaires, de l’adaptation du profil des lauréats des universités aux exigences du marché de l’emploi et des mécanismes d’activation de la coopération arabe et internationale dans le domaine de la recherche scientifique. Actuellement l’université arabe vit un constat d’échec dans la mesure où les systèmes éducatifs universitaires en vigueur, demeurent incapables de répondre aux besoins de formation, d’intégration et même d’épanouissement des lauréats des universités. L’université arabe s’avère incapable de suivre le rythme de développement de la société. L’inadéquation persiste entre les besoins de l’environnement socio-économique des structures universitaires et les cursus dispensés. Les stratèges s’accordent à mettre à l’origine de cette situation l’absence d’une interface efficace entre le monde de l’entreprise et le tissu social d’une part et l’université de l’autre. Les tentatives d’ouverture de l’université sur son environnement sont encore plutôt timides et tardent à se concrétiser quand elles ne sont pas simplement bloquées par diverses considérations. Résultat, bien peu de projets de partenariat « entreprise-université » dans le domaine de la formation continue et de la recherche scientifique, voient le jour. Pour le Maroc, comme pour l’ensemble des pays arabes, il est plus nécessaire que jamais de repenser l’approche des cursus universitaires à travers, entre autres, la promotion de partenariats via l’activation des «pôles de compétences identifiés» et le développement d’une recherche scientifique «économiquement finalisée» et «socialement impliquée» qui puisse trouver illustration dans la vie quotidienne des citoyens et la promotion de la coopération arabe. Un chantier quasi-vierge, au Maroc comme dans les autres pays arabes, que de telles rencontres peuvent contribuer à défricher.

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