Les nouveaux métiers des femmes

Agent de circulation dans les principales avenues des villes marocaines, agent de la protection civile aidant à circonscrire les incendies et à sauver des vies humaines, factrices des postes sillonnant les boulevards pour la distribution du courrier, la femme marocaine accède ainsi à des secteurs d’activités qui constituaient jusque-là l’apanage des hommes.
Ayant une aptitude à défier toutes les difficultés rencontrées dans l’exercice de sa fonction et à briser les contraintes imposées par les traditions, la religion et certaines mentalités dans notre société, la femme, notamment dans les grandes villes, exercent des métiers ayant même un caractère précaire, chauffeur de bus, de taxis, gardienne de voitures, employé dans des stations-service, serveuse, etc.
A l’heure actuelle, il n’est donc point surprenant de trouver une femme dans un domaine quelle que soit la tâche demandée par l’employeur. Le premier secteur, sensible soit-il, qui était purement et strictement réservé à l’homme, a été investi par la femme pendant le début des années quatre-vingt-dix. C’est le domaine de la sûreté nationale. Une fois la première promotion a été affectée pour l’exercice de ses fonctions, l’on se rappelle combien de blagues avaient circulé dans ce sens. Maintenant, avec son uniforme, aux côtés de l’homme, elle exerce cette fonction, qui comporte des risques, dans les règles de l’art.
Depuis le mois de novembre dernier, les femmes facteurs, premières lauréates de l’Institut national des postes et des télécommunications de Rabat parcourent désormais les rues et les avenues de certaines villes du Royaume. Ayant effectué un stage de 5 semaines à l’Institut national des postes et des télécommunications depuis le mois de juillet dernier, 68 factrices, au niveau national, ont su défier les difficultés rencontrées sachant, bien entendu, que la profession d’anges des postes, comme certains préfèrent l’appeler, implique une grande responsabilité pour la factrice, du fait que les gens leur confient le transport et la distribution de leurs secrets et de leur argent, entre autres.
Dans le cadre de cette « révolution » des femmes sur le plan professionnel, Samira T., 24 ans, étudiante en quatrième année de droit à Casablanca, souligne que l’exercice par les femmes de certaines fonctions, qui étaient dans le temps du seul ressort de l’homme, n’est pas fortuit, mais bel et bien le résultat de ses efforts, de ses études, de ses compétences dans différents domaines, de son ouverture et de sa patience.
Il faut dire qu’avec sa persévérance et sa bonne volonté, la femme marocaine a pu prouver à son compagnon, l’homme qu’elle est en mesure d’assumer, en dépit de l’étendue d’obstacles qui peuvent se dresser devant elle, toute sorte de responsabilité dans les différents secteurs d’activités et de manière exemplaire.

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