Les nouvelles orientations du partenariat

Nul besoin de rappeler ici les relations exemplaires entre le Maroc et la France (premier partenaire commercial du Royaume et premier investisseur étranger). Que ce soit au niveau politique ou économique, les rapports entre les deux pays se caractérisent par une évolution qui n’est plus à prouver. Dans la conjoncture internationale actuelle, la visite du président Jacques Chirac revêt certes un caractère strictement politique. A ce propos, le communiqué de l’Elysée indique que cette visite s’inscrit dans le cadre de la concertation que poursuit la France sur le développement de la situation internationale. L’objet de cette visite ne se limite pas certainement à ce seul niveau. Elle sera également l’occasion de faire le point sur l’évolution du « partenariat stratégique » que comptent développer les deux pays. L’idée de ce nouveau partenariat a été lancée par le SM le Roi Mohammed VI lors de sa dernière visite en France en mars 2000. A la lecture du discours du Souverain, le message est clair : le Maroc doit être traité comme un partenaire à part entière Lors de la dernière commission mixte tenue en mai 2001, les deux pays ont accordé la priorité à plusieurs chantiers notamment le social, l’éducation, la formation, les PME-PMI et la réforme de l’administration. Cette rencontre a permis aussi de relancer le débat sur les propositions de la commission organisée à Fès en 1999 concernant la mise en place d’une stratégie pour booster la coopération commerciale entre les deux pays. En 2000, le montant des échanges commerciaux s’est élevé à 36 milliards de DH. Malgré les handicaps liés notamment à la lourdeur administrative, les entreprises françaises continuent d’investir au Maroc. A l’image des grandes firmes telles que Lafarge, Vivendi et Danone qui s’engagent dans des programmes d’investissement ambitieux pour les années à venir. La réussite de France Expo 2000 (organisé en début d’octobre à Casablanca) témoigne également de l’intérêt que représente le Maroc pour les entreprises de l’Hexagone. 300 sociétés se sont mobilisées pour chercher des opportunités d’affaires dans le Royaume.

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