Les pickpockets de l’été

Le phénomène du vol à l’arraché continue d’inquiéter les habitants de la capitale économique du pays. Le comble est lorsque le forfait est commis dans des endroits réputés être sécurisés et chics. Qui sont les auteurs de ces crimes? D’où viennent-ils ? Comment échappent-ils aux rondes de routine de la police ? Un flux de questions se pose. Certains sont spécialisés dans la pratique de ces actes criminels. Un job qui leur rapporte beaucoup. Et lorsqu’ils se rendent compte que la police les traque, ils disparaissent, « repos des guerriers », pour réapparaître encore plus dangereux, semant la terreur au sein de la population notamment les femmes, qui constituent une proie facile à leurs griffes. Ce phénomène a pris une autre dimension. Les voleurs ne sont plus agressifs. Sous la menace de l’arme blanche, bien entendu, ils demandent à la victime de leur offrir le portable et l’argent qu’elle porte sur elle. Lundi dernier, vers 9 heures du matin, au rond-point d’Europe, pas loin de certains policiers installés à bord d’un camion à côté de l’église, un énergumène surprend une jeune femme, et lui demande le portable et tout l’argent qu’elle porte sur elle et prend la poudre d’escampette. La scène s’est déroulée calmement en quelques secondes sans attirer l’attention des passants. Ces derniers pourraient croire qu’il s’agit d’un couple en train de discuter de leurs problèmes. Et ils ne peuvent s’en rendre compte qu’après la disparition de l’agresseur et les cris de la victime. Il ne s’agit pas d’un cas isolé. Un nouveau phénomène du vol à l’arraché. Dernièrement, devant le marché des fleurs, situé sur le boulevard Zerktouni, un autre énergumène arrête une femme et lui demande, sous la menace de l’arme blanche, de lui livrer le portable et son porte-monnaie. Chose faite, il prend le portable, enlève la puce qu’elle rend à la dame qui tremblait de peur, et s’empare de l’appareil et l’argent. Finalement la femme agressée n’a pas perdu ses papiers et son numéro de téléphone. Un voleur gentil. Un nouveau type de pickpocket. Il cherche l’argent et ne fait pas de mal, avant de prendre la fuite. Ces deux nouveaux larcins ont été commis de la même tactique sur le boulevard Zerktouni. Ces malfaiteurs parvenaient toujours à prendre le large, malgré les poursuites des éléments de la police à bord des fourgonnettes. Après le forfait, ils empruntent une ruelle très étroite et les rues où il y a le sens interdit, et faufilent facilement entre les voitures même dans les endroits connaissant une circulation très intense. Et apparemment, lorsque la police a mis en service des motos de différentes marques, certaines sont très puissantes, pour pouvoir les poursuivre, ils ont changé de méthode. Celle-ci ne pousse pas généralement la victime à aller faire une déclaration de perte des papiers et donner une description des criminels à la police. Pas de violence, pas de perte de papiers et même de numéro de téléphone portable, chose qui ne provoque pas la victime à aller faire une plainte ou une déclaration de perte. La procédure arrange ces malfaiteurs qui continuent d’opérer silencieusement mais dangereusement.

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