Les plages de Jbila III, Miami et Oued Merzeg non conformes pour la baignade

Les plages  de Jbila III, Miami  et Oued Merzeg non conformes pour la baignade

Le programme national de surveillance de la qualité des eaux

Le Programme national de surveillance a permis de réhausser la qualité hygiènique des plages du Royaume. Le taux afférent est passé de 72% en 2002 à  97,9% à ce jour.

Elles sont 161 plages à faire objet du programme national de surveillance de la qualité des eaux de baignade. Ce chiffre arrêté à fin 2016 démontre clairement l’intérêt que portent les arrondissements territoriaux situés sur le litoral à garantir aux estivants une baignade de qualité. Un long chemin a été parcourru dans ce sens et ce grâce à la mobilisation du ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau et le secrétariat d’Etat chargé du développement durable. Le Programme national de surveillance a permis en effet de réhausser la qualité hygiènique des plages du Royaume. Le taux afférent est passé de 72% en 2002 à 97,9% à ce jour. C’est ce qu’a souligné en gros Nezha El Ouafi, secrétaire d’Etat chargée du développement durable, lors d’une rencontre tenue, mercredi 21 juin, à Rabat pour la présentation du rapport national relatif aux résultats de surveillance de la qualité des eaux de baignade des plages du Royaume du Maroc.

L’exécution du programme de surveillance de la qualité des eaux de baignade est assurée par le Laboratoire public d’essais et d’études par l’intermédiaire du «Centre d’études et de recherche de l’environnement et de la pollution». Le laboratoire est doté d’unités mobiles d’analyse permettant d’agir sur place au niveau des 161 plages réparties sur 9 régions du Maroc. Pour 2016, on relève 430 stations de prélévements. De ce nombre, 421 stations ont été déclarées de qualité microbiologique conforme aux exigences réglementaires pour la baignade selon la norme «NM 03.7.200». D’après le rapport, les 9 stations restantes et étant déclarées non conformes pour la baignade lors de cette saison subissent l’influence des rejets d’eaux usées. Elles connaissent, par ailleurs, une forte concentration de baigneurs, conjuguée à l’insuffisance des infrastructures d’hygiène. Les stations de surveillance non conformes aux exigences pour la baignade se trouvent dans trois localités. Il s’agit en effet de Jbila III dans la région de Tanger-Asila, Miami à Larache ainsi que deux station de Oued Merzeg à Nouaceur. En parralèle à la restitution des résultats du programme de surveillance de la qualité des eaux de baignade, Nezha El Ouafi a lancé officiellement le site web du laboratoire national des études et de surveillance de la pollution.

Cette plate-forme accordera un grand espace à la qualité des eaux de baignade tout au long de la saison estivale. Les visiteurs du site peuvent ainsi s’informer sur la qualité des eaux de la plage de leur choix, et ce en accèdant aux statistiques et études qui seront affichées périodiquement sur le site. En dépit de l’amélioration du taux de conformité des eaux de baignade, des défis restent à relever. Citons dans ce sens le traitement des eaux pluviales avant rejet en mer, la mise en place des mesures de résilience pour faire face aux impacts des changements climatiques, la dépollution des cours d’eau, et l’encouragement de la réutilisation des eaux usées. Parmi les recommandations émises dans ce sens figure le renforcement des plages en infrastructures d’hygiènes et le nettoyage du sable même en dehors de la période estivale. La secrétaire d’Etat chargée du développement durable a par ailleurs insisté à ce que les activités pratiquées sur la plage soient encadrées en matière de gestion des eaux polluées et des déchets solides. Mme El Ouafi a par ailleurs plaidé pour l’accélération de l’élaboration des normes de rejets industriels en mer et pour le renforcement des programmes de surveillance de méduses et de physalies en coordination avec les services concernés par la protection des baigneurs.

Surveillance des eaux de baignade : Le procédé

Les eaux de baignade des plages intégrées dans le programme national de sauvegarde ont fait l’objet de contrôle du mois de mai au mois de septembre 2016. La fréquence de prélèvement est bimensuelle durant la saison balnéaire. Les sites de surveillance sont choisis en fonction de l’importance de la fréquentation, de la nature des lieux ainsi que des risques particuliers de pollution pouvant exister, en l’occurrence le rejet d’eaux usées, les embouchures de rivières, ports et autres. L’évaluation de la qualité des eaux de baignade des plages surveillées porte sur la recherche des paramètres microbiologiques, coliformes fécaux et des streptocoques fécaux conformément à la norme nationale en la matière (NM 03.7.200).

La présence de ces germes dans l’eau témoigne de la contamination fécale des zones de baignade. Ils constituent ainsi un indicateur du niveau de pollution par des eaux usées et laissent suspecter par leur présence celles de germes pathogènes. Plus ils sont présents en quantité importante, plus le risque sanitaire augmente durant la saison balnéaire.

Plan national du littoral : Les objectifs

Lancé en avril dernier, le plan national du littoral a quatre objectifs structurants,  à savoir :

– Déterminer les orientations et les objectifs généraux à atteindre en matière de protection, de mise en valeur et de conservation du littoral, en tenant compte de la politique nationale d’aménagement du territoire, des objectifs de développement économique et social et des dispositions de la loi susmentionnée

– Intégrer la dimension de protection du littoral dans les politiques sectorielles, notamment dans les domaines de l’industrie, du tourisme, de l’habitat et des travaux d’infrastructure.

– Fixer les indicateurs appropriés à prendre en compte pour assurer la cohérence entre les programmes d’investissement et définir les moyens permettant l’harmonisation entre les projets de développement à réaliser sur le littoral.

– Prévoir les mesures à prendre pour prévenir, lutter et réduire la pollution du littoral.

  Assurer la cohérence et la complémentarité entre les schémas régionaux du littoral prévus.

Etat d’avancement du Programme national des déchets ménagers et assimilés (PNDM)

– Augmentation du taux de collecte professionnalisée à 86% contre 44% en 2008 ; •  augmentation du taux de mise en Centre d’enfouissement et de valorisation (CEV) pour atteindre 54,38% (3,43 MT) des déchets ménagers produits, contre 10% avant 2008.

– Réalisation de 23 Centres d’enfouissement et de valorisation, 1 autre est en cours de construction et 16 autres sont programmés pour 2017.

– Réhabilitation de 38 décharges publiques, 14 autres sont en cours, et 24 sont programmées pour 2017.

– 33 plans directeurs de gestion des déchets achevés et en cours de validation, 24 en cours (choix de site et EIE) et 7 sont en cours de lancement et approbation.

Situation actuelle du Programme national d’assainissement liquide et d’épuration des eaux usées (PNA)

  Augmentation du taux de raccordement au réseau des eaux usées à 75% (contre 70% en 2005).

– Augmentation du taux d’épuration des eaux usées à 44,22% du volume total (dont 20,06% sont traitées au niveau tertiaire) contre 8% en 2005 .

– Réalisation de 117 Step et émissaires (contre 21 Step en 2005), dont 45 avec le traitement tertiaire.

– 6 émissaires marins sont réalisés (Agadir, El Jadida, Casablanca, Rabat, Tanger et Tétouan).

– 72 Step sont en cours de réalisation, dont 9 avec le traitement tertiaire

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