Les plus anciens détenus au monde

La 58-ème session de la commission des droits de l’homme des Nations-Unies dans le cadre du débat sur le point de l’ordre du jour relatif aux «droits civils et politiques» a été marquée par la réaction du royaume du Maroc à propos des marocains séquestrés à Tindouf. Le Maroc a de nouveau fermement dénoncé, devant la commission des droits de l’homme, le calvaire des 1362 prisonniers marocains des camps de Tindouf.
L’ambassadeur du Maroc auprès des Nations-unies, M. Omar Hilal a rappelé que « ces détenus sont les victimes forcées d’un drame humain qui perdure depuis un quart de siècle. Ils sont, comme les a si justement qualifié le comité international de la Croix-rouge (CICR), les plus anciens détenus au monde, un titre honteux, inhumain et inacceptable, et dont ils se seraient vivement passés ».
Le diplomate marocain a expliqué que ces 1362 Marocains sont maintenus en détention en violation flagrante de l’article 118 (de la 3-ème convention de Genève relative aux prisonniers de guerre) qui stipule clairement que « les prisonniers de guerre seront libérés et rapatriés sans délai après la fin des hostilités actives ». Or, depuis le 6 septembre 1991, un cessez-le-feu est en vigueur dans la région, et depuis cette date, ceux qui les détiennent autant que l’Algérie qui les héberge sur son territoire, continuent à ignorer leur droit sacré à la liberté, prolongeant ainsi leur calvaire, leur souffrance et celle des leurs.
Lundi dernier, le délégué de l’Espagne, s’exprimait au nom de l’UE, des pays de l’Europe centrale et de l’Est, et des pays européens « associés » (Chypre et Malte) devant la 58-ème session de la commission des droits de l’homme, au titre du point de l’ordre du jour consacré aux « violations des droits de l’homme partout dans le monde ». Il a appelé l’Algérie nommément à libérer les prisonniers marocains détenus depuis de longues années à Tindouf.
Devant ce manque au moindre respect des conventions de Genève, l’ambassadeur du Maroc a relevé que « l’Algérie, en tant que pays abritant les camps de leur détention (des prisonniers marocains), persiste ainsi dans sa violation de ces conventions. Plus encore, en faisant fi de ses obligations internationales et humanitaires, l’Algérie prive 1362 marocains … de leur droit le plus élémentaire à la vie, à la liberté, à retrouver leurs enfants, époux et parents ».
La mère patrie est très soucieuse du devenir de tous ses enfants. A côté de ce combat diplomatique mené pour la libération immédiate des séquestrés de Tindouf, l’appel royal « la patrie est clémente et miséricordieuse» est de plus en plus entendu par des dirigeants du polisario qui ont pris conscience du caractère infondé de la thèse séparatiste. Le soulèvement d’octobre 1988 dans les camps de Tindouf avait accentué le mouvement de départ de plusieurs ex-cadres des séparatistes. Vers la fin de l’année 2000, un groupe de 34 personnes avait regagné la mère patrie. Ce groupe était constitué de jeunes et d’enfants qui avaient réussi à fuir les camps de la honte et à retrouver leurs familles.
Trois semaines plus tard, en janvier 2001 un groupe de 21 marocains sahraouis avait fait de même. Le retour, mercredi dernier, à la mère patrie de Abdallah El Ghaïlani, ancien haut cadre militaire et ministre de la santé du polisario, constitue une fois encore la preuve tangible de la dislocation continue du séparatistes et de l’échec de toutes les tentatives des mercenaires visant à dénaturer l’identité des citoyens originaires du Sahara marocain.

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