Les réserves de biosphère en débat à Agadir

Les réserves de biosphère en débat à Agadir

40 participants de 20 pays prennent part à la rencontre

La ville d’Agadir abrite depuis mardi 17 jusqu’à ce jeudi 19 octobre une rencontre internationale qui réunit 40 participants de 20 pays de la région arabo-africaine pour échanger leur expérience autour de l’initiative des réserves de biosphère en tant qu’observatoire du changement climatique et laboratoire de développement durable dans la région arabo-africaine.

Initiée par le Haut-Commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification (HCEFLCD) en partenariat avec la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, le département de l’eau, l’Unesco et l’Isesco, la deuxième rencontre arabo-africaine sur les réserves de biosphère se tient sous le thème «Les réserves de biosphère : observatoire du changement climatique et laboratoire de développement  durable dans la région arabo-africaine».

D’après les organisateurs, il s’agit de l’initiative arabo-africaine de biosphère qui a été initiée lors de la première rencontre arabo-africaine conjointe MAB-PHI (Programme sur l’Homme et la biosphère- Programme hydrologique international) qui a été organisée à Tanger en octobre 2016 et lancée lors de la COP22 en novembre dernier.

Cette rencontre a pour objectif d’initier et soutenir les Etats membres à mettre en place un dispositif (opérationnel à l’échelle arabo-africaine) d’observation des effets du changement climatique et ce en concertation avec le MAB arabe et le MAB Afrique, aussi bien en phase de conception qu’en phase de déploiement.

L’évènement vient aussi pour mettre en place une plate-forme de données relatives aux impacts du changement climatique sur les les réserves de biosphère (RB) dans la région arabo-africaine. Soutenir les RB dans leurs efforts à constituer des espaces privilégiés pour tester de nouvelles approches de développement durable et observer les phénomènes de changement climatique. Cette initiative a été retenue comme étant l’une des actions post-COP22 les plus importantes et s’inscrit dans les axes stratégiques de l’Unesco et l’Isesco en matière de lutte contre les changements climatiques. Elle sera lancée par le HCEFLCD lors de la COP23 qui se tiendra à Bonn du 6 au 17 novembre prochain. L’évènement est aussi une occasion pour mettre l’accent sur la réserve de biosphère de l’arganeraie et aussi sur l’expérience marocaine.

A rappeler que la biosphère a une influence déterminante sur l’atmosphère et le réchauffement climatique. Les forêts, les océans, les sols, les prairies et les zones humides sont au cœur du cycle du carbone et du devenir de notre atmosphère. La modification des couverts forestiers et herbagers est ainsi responsable de près de 25% des émissions de gaz à effet de serre et diminue durablement la quantité de carbone stockée dans les écosystèmes.

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