Les révélations de M’hamed Boucetta

M’hamed Boucetta, qui était invité de l’émission «Likoulli Ennas» (Pour tous) de la chaîne de télévision 2M, a relevé que le dernier rapport du Secrétaire général des Nations Unies sur la question des provinces du Sud, a engendré une «nouvelle situation», qui a provoqué, au Maroc, une «réaction rejetant unanimement toute partition ou marchandage».
L’Algérie, a-t-il noté, s’est empressée, par la voix de son représentant à l’ONU, de démentir avoir proposé la partition du Sahara marocain bien que James Baker, envoyé personnel du Secrétaire général des Nations Unies, ait réaffirmé devant le Conseil de sécurité que «c’est le président algérien Abdelaziz Bouteflika qui est à l’origine de l’idée de partage», abordée dans le rapport de l’ONU comme une «simple idée et non comme une proposition».
L’ancien ministre des Affaires étrangères a rappelé plusieurs «vérités historiques», notamment le fait que l’Accord de Madrid, conclu en 1975, entre le Maroc, l’Espagne et la Mauritanie «à la demande expresse de l’Algérie». Ce dernier avait commencé, à l’époque, par affirmer qu’elle n’avait ni revendications ni visées au Sahara avant d’opérer un retournement de position et de s’engager dans des complots et manoeuvres tendant à créer en entité «dépourvue des moindres conditions nécessaires à l’existence d’un Etat».
Il a également rappelé qu’en 1961, après la disparition de feu SM Mohammed V, le Maroc et l’Algérie étaient d’accord sur le fait que les frontières communes «n’étaient pas réelles», mais qu’après l’indépendance de l’Algérie, celle-ci s’est démarquée de la reconnaissance de ce fait.
Depuis le début, l’Algérie à toujours entretenu une position défavorable à l’intégrité territoriale du Maroc bien que Rabat n’ait ménagé aucun effort pour l’aider à accéder à l’indépendance, a-t-il expliqué, ajoutant, à titre d’exemple, la rencontre de 1958 à Tanger pour soutenir la lutte algérienne pour l’indépendance : à l’époque, la France insistait sur la nécessité de régler la question des frontières avec le Maroc mais la partie algérienne considérait qu’une telle démarche occulterait la question de fond, qui est la libération».
Selon Me Boucetta, tous les problèmes de la région disparaîtront avec la mise ne marche de l’Union du Maghreb arabe. «Les Algériens devraient se rendre à l’évidence que nous avons un destin et un avenir communs, qu’il y a eu assez de temps perdu et que, comme l’a fait remarquer James Baker, Si les énergies gaspillées dans la région étaient exploitées à des fins de coopération, ses habitants vivraient dans la prospérité».
L’Algérie, qui aspire à une issue sur l’Atlantique, pourrait en avoir du Nil au fleuve Sénégal en optant pour une position favorisant l’édification de l’union du Maghreb sous forme de puissance économique étendue à l’Egypte et au Soudan. Une telle vision est réalisable si Alger se tourne «résolument vers l’édification d’un grand Maghreb arabe au lieu d’une grande Algérie», a-t-il souligné.

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