Les routes continuent de tuer

Quinze personnes mortes et 865 autres ont été blessées, dont 68 grièvement, dans 644 accidents de la circulation survenus, du 10 au 16 décembre, à l’intérieur du périmètre urbain. Ces chiffres ont été communiqués par la Direction Générale de la Sûreté Nationale. Établissant une comparaison entre le bilan de la semaine en question et celui de la semaine qui la précède, la direction générale fait état d’une légère hausse de 1,84 % du nombre des accidents corporels, de 6,25 % des blessés graves et de 7,12 % des blessés légers. Le bilan annonce également une baisse considérable des morts de l’ordre de 28,58 %. La direction générale de la sûreté nationale impute ces accidents notamment à l’inattention des piétons et des automobilistes et au non-respect du code de la route. Avec ces chiffres, force est de dire que l’hécatombe se poursuit. Et notre pays continue de se placer en tête des pays où les victimes de la circulation se comptent par milliers et dépassent beaucoup le nombre des victimes des autres maladies, aussi dangereuses soient-elles. Ces dernières années, plusieurs orientations ont été préconisées en vue de mettre un terme à ce phénomène. En 1999, M. Mustapha Mansouri, ministre du Transport et de la Marine marchande, avait proposé, dans le cadre du Plan quinquennal de développement socio-économique 1999-2003, de réduire de 25% le nombre de tués des accidents de la circulation. Et pour relever le défi, le ministre avait prôné un certain nombre de mesures. Lesquelles s’articulent, entre autres, autour de l’investissement dans le secteur de l’éducation des futures générations, relève de demain, l’amélioration de la formation au niveau des centres de formation des conducteurs, la promotion d’une politique locale de sécurité routière, l’actualisation de l’arsenal juridique, le renforcement du contrôle routier et la visite technique des véhicules, l’amélioration des conditions de sécurité routière en ce qui concerne les moyens de transport de voyageurs et de marchandises et le renforcement de la coordination entre les secteurs concernés par la sécurité routière. Deux ans passés, force est de constater que tous les espoirs suscités sont restés lettre morte. Et le bilan continue de s’alourdir. En plus des dégâts moraux provoqués pour la société, les pertes matérielles se chiffrent en millions de dirhams. En l’état actuel des choses, la conduite dans le strict respect du code de la route, en prenant en compte les erreurs des autres, demeure le moyen efficace pour s’en sortir.

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