Les services de sécurité en conclave

Les services de sécurité en conclave

Les premiers responsables sécuritaires du Royaume ont tenu, hier dimanche à Kénitra, une réunion de travail avec les responsables aux niveaux central et régional pour évaluer la situation et préparer la réponse à toute menace terroriste éventuelle contre le Maroc.
Selon un communiqué du ministère de l’Intérieur, relayé par la MAP, cette réunion de haut niveau s’est tenue dans les locaux de l’Institut royal de police de Kénitra en présence de Chakib Benmoussa, ministre de l’Intérieur, Fouad Ali El Himma, ministre délégué à l’Intérieur, Yassine Mansouri, patron de la DGED (Direction générale des études et de documentation), mais aussi de Cherki Draiss, directeur général de la sûreté nationale et de Abdellatif Hammouchi, patron de la DGST (Direction générale de la surveillance du territoire). Ont été également conviés à la réunion de Kénitra les préfets de police, les chefs de districts et les chefs des sûretés régionales.
Cette réunion a été l’occasion d’évaluer les dispositifs actuellement mis en place pour assurer la sécurité des personnes et des biens et notamment l’expérience du déploiement ayant accompagné les dernières fêtes de fin d’année dans les principales villes du Royaume. Mais aussi les quelques coups de filet ayant permis de mettre hors d’état de nuire des cellules terroristes en train de se former en plus de l’arrestation de plusieurs personnes recherchées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Selon des sources bien informées, la réunion de Kénitra s’est essentiellement penchée sur les derniers développements dans la région du Sahel et notamment depuis que le GSPC (Groupe salafiste pour la prédication et le combat) a décidé de changer de nom et d’orientation pour renforcer ses liens avec Al-Qaïda.
Ce groupe avait annoncé avoir désigné, comme premières cibles, les intérêts français et américains dans la région, mais aussi son intention de mener des actions terroristes contre les pays partenaires des Etats-Unis dans la lutte antiterroriste.
La réunion d’hier dimanche intervient également après une série de réunions des responsables marocains avec leurs partenaires concernant la menace terroriste. La semaine dernière, c’était le Maroc qui prenait part à une réunion de haut niveau, à Dakar, dédiée au renforcement de la coordination et de la coopération entre les armées de neuf pays africains en plus des Etats-Unis. Il faut également rappeler une série antérieure de réunions et d’entretiens entre les responsables marocains et leurs homologues espagnols et français concernant le même sujet et les moyens d’y faire face de manière commune.
Selon les mêmes sources, et malgré tous les coups de filet au sein de la nébuleuse terroriste, le Maroc ne serait pas à l’abri d’actes criminels. En attestent, outre les dernières arrestations "sporadiques", le nombre de cellules démantelées depuis juillet 2006 et notamment la cellule que dirigeait Hassan Khattab. Sans oublier le démantèlement, quelques mois auparavant, de la cellule de Saïd Idghiri; cellule liée au GSPC. Depuis plusieurs mois, le Maroc se trouve également sous les feux de l’actualité en relation avec les opérations kamikazes en Irak et les services de sécurité oeuvrent, dans le cadre des engagements du Royaume, à prévenir l’embrigadement des jeunes grâce à des actions préventives.
Cette réunion devait déboucher sur l’adoption d’une série de mesures pour renforcer le dispositif sécuritaire actuel ainsi que la coordination entre tous les services concernés.

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