Les services publics en état d’alerte

Les services publics en état d’alerte

Le bilan des décès à la suite du séisme d’Al Hoceïma a été arrêté, selon les chiffres du ministère de la Santé (en date du 1er mars 2004) à 572 personnes, dont trois à Nador. A cette occasion, il faudrait souligner le travail colossal accompli par le département de Cheikh Mohamed Biadillah. En effet, l’aspect sanitaire a été, dès les premières heures de la catastrophe, l’un des mieux maîtrisés. Le service d’urgence du centre hospitalier d’Al Hoceïma a effectué environ 1300 consultations, dont 839 ont fait l’objet d’interventions.
184 victimes ont été hospitalisées et au 1er mars, 140 cas étaient toujours hospitalisés au niveau de l’hôpital d’Al Hoceïma et de l’orphelinat de la même ville. Quant aux transferts, 14 ont été effectués vers Rabat et 2 vers Nador. Au niveau des moyens humains, le ministère de la Santé dispose, sur place, de 48 médecins spécialistes (dont quatre psychiatres), 94 médecins généralistes et 370 infirmiers. Une quarantaine de véhicules ont été mobilisés, parmi lesquels des ambulances et des 4×4. Parallèlement, l’hôpital militaire de campagne, installé à Imzouren, et l’infirmerie de la Marine royale d’Al Hoceïma, accueillent, aujourd’hui, respectivement 6 et 37 patients. Autre exploit, celui de l’ONE. Le courant électrique a été rétabli en moins de 24 heures après la secousse principale du mardi noir, le 24 février, dans l’ensemble des localités touchées. D’ailleurs, les équipes de l’ONE, qui sillonnent les quartiers et les douars de la région, continuent à travailler d’arrache-pied et restent prêtes pour toute intervention.
La vigilance est donc le maître-mot. Pour l’ONEP, les conséquences du séisme sur les installations de stockage, de traitement et de distribution de l’eau potable ont été épargnées. La Direction de l’hydraulique reste également sur le-qui-vive concernant l’état du barrage Abdelkrim El Khattabi, qui, contrairement à certaines rumeurs, n’a subi aucun dommage. Les douars éloignés sont régulièrement alimentés en eau potable par l’ONEP et les services du département d’Abdelkebir Zahoud. Les citernes d’eau sont systématiquement traitées pour éviter un quelconque malaise pour les usagers.
Sur le plan des infrastructures routières, le ministère de l’Equipement a été, dès les premières heures de la catastrophe, en état d’alerte maximal. Il faut souligner que le séisme n’a causé aucun dommage, ni aux routes nationales, ni même aux pistes conduisant aux douars. Par ailleurs, le département de Karim Ghallab a mobilisé plusieurs excavateurs qui veillent au grain pour parer à toute éventuelle obstruction de la circulation.
Concernant les télécommunications, un hommage particulier devrait être rendu à Maroc Télécom et Méditel dont les installations n’ont subi aucun dommage. Les téléphones portables ont continué à fonctionner merveilleusement bien. En outre, les centaines de journalistes présents sur les lieux auraient difficilement pu effectuer leurs missions convenablement si le réseau Internet était endommagé.

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