Les syndicats et la politique migratoire espagnole

A l’initiative de la Fondation Paix et Solidarité, les centrales espagnoles Commissions Ouvrières (CC.OO) se sont réunies avec leurs homologues marocaines, la Confédération Démocratique du Travail (CDT), l’Union Générale des Travailleurs du Maroc (UGTM), l’Union Marocaine des Travailleurs (UMT) ainsi que des associations sociales dont l’Association des Travailleurs Immigrés Marocains en Espagne (ATIME), en vue de la définition d’une stratégie de coopération efficace dans le domaine de l’immigration.
Au cours de cette rencontre, elles se sont félicitées de la restauration des relations institutionnelles entre le Maroc et l’Espagne. Les débats ont permis de relever l’importance de l’implication des organisations syndicales et des associations, aux côtés des gouvernements des deux pays, dans le développement d’une coopération plus efficace.
A ce titre, les centrales syndicales ont revendiqué leur participation dans divers aspects liés à la politique migratoire d’Espagne, dont la gestion des flux migratoires, la promotion des droits des travailleurs qui émigrent, les politiques sociales en rapport avec les migrations, l’émigration irrégulière et la coopération au développement.
En perspective d’un futur traitement normal de l’immigration, les centrales ont manifesté leur préoccupation pour l’existence d’épisodes de substitution du collectif marocain au marché de travail espagnol. « Toute politique réaliste et efficace pour l’immigration doit passer par une gestion adéquate des flux migratoires, une reconnaissance expresse et un respect des libertés et des droits ainsi que des devoirs entre étrangers et Espagnols », ont-ils annoncé. Ils ont de même exigé de l’Espagne d’adopter une politique réaliste d’intégration sociale de l’immigration en vue de renforcer la convivialité entre les différents groupes ethniques.
Les syndicalistes marocains et espagnols se sont montrés spécialement préoccupés par l’existence d’un important collectif d’immigrés en situation irrégulière qui requiert l’adoption de politiques systématiques et urgentes pour éliminer les préjugés collés à l’immigré. Ils ont souligné, à ce titre, la contribution des immigrés dans l’enrichissement de la culture, le développement de l’activité économique et la consommation en Espagne. Les centrales syndicales ont décidé de poursuivre leurs concertations à travers la mise en marche d’une cellule de réflexion.

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