Les travaux mal faits : Un calvaire

Lundi dernier, au rond-point d’Europe, intersection du boulevard Zerktouni et l’Avenue de la Résistance, les travaux pour réparer la voie publique ébréchée sur les lieux en question ont pratiquement bloqué la circulation, créant un boucan d’enfer dans la zone, au moment des heures de pointe.
Cet état de choses n’est pas nouveau à Casablanca. En effet, de Sidi Bernoussi à Aïn Choc Hay Hassani, du centre ville à Ben M’sik Sidi Othmane, en passant par les autres quartiers de la capitale économique, les automobilistes et les piétons se sont habitués au dérangement provoqué par les travaux dans des chantiers pareils. Que dire quand ils sont effectués pendant les heures où la circulation est très intense dans la ville. En plus, dans certains cas, même lorsqu’il s’agit de faire passer des conduites d’eau, des câbles d’électricité ou de téléphone, les travaux de ces chantiers sont exécutés à la va-vite, sans rigueur, ou demeurent inachevés pendant plusieurs jours. Les travaux sur le boulevard Mers Sultan ont duré presque quatre semaines, entravant carrément la circulation sur cette Avenue et les artères avoisinantes. Pendant cette période, le mouvement des ouvriers se mêle à celui des piétons dans la zone des travaux.
La notion de mesures de sécurité est également absente, notamment dans des chantiers limitrophes des sites sensibles, des habitations vétustes ou situées dans des endroits à forte circulation des piétons. Si un accident arrive, le cas où une pierre tomberait d’en haut sur un piéton sur le trottoir, dans quelles catégories d’accidents serait-elles classées?
Le cahier des charges dans ce cas de figure ne prévoit-il pas de prendre des mesures d’assurance et de sécurité dans le chantier?
Le laisser-aller n’épargnant aucune artère, aucun quartier et aucune commune de la métropole. Le plus grave, c’est que l’ordonnateur des travaux ne réagit pas et ne demande pas de rendre des comptes lorsque les travaux sont exécutés dans des délais dépassant la période prévue par le contrat, ou mal effectués. Ce qui donne des nids-de-poule qui rongent les flancs de la ville et s’agrandissent, même dans les artères les plus réputées de la capitale économique.
Lorsque la pluie tombe, l’asphalte se désintègre, les chaussées se dénudent et des bords de chaussées s’affaissent. Ces tranchées, fosses et autres ouvertures se transforment en boue, en flaques d’eau et même en mares dangereuses pour la circulation.
Combien d’accidents ont été provoqués lorsqu’un motocycliste tente d’éviter une crevasse, un taximan quitte subitement la file, ou un automobiliste freine brusquement à cause de ces deux premiers, sans parler des piétons qui risquent de tomber dans la tranchée s’ils ne font pas attention.
Les fortes pluies qui se sont abattues sur le pays en novembre dernier ont dévoilé les défaillances des infrastructures. Et chaque fois que les pluies sont là, le constat est hallucinant.

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