Les tribulations du malfaiteur cagoulé

Parfois, le hasard joue bien des tours à ceux qui se croient à l’abri de toute déconvenue. Cela pourrait s’appliquer à Mohamed S., un malfrat de la pire espèce, rodant au petit matin, en quête de proies faciles. Après une traque de quelques minutes, il sera coincé dans une impasse puis arrêté en bonne et due forme, mardi 14 octobre. Il portait une cagoule pour dissimuler les traits de son visage et cachait un coutelas en forme de sabre dans ses effets personnels. Ayant été pris de court, sa capture n’a pas été des plus difficiles, lui faisait l’objet d’un mandat de recherches depuis des lustres. Sa démarche criminelle est la suivante : il se levait de bonne heure quotidiennement et sillonnait les environs d’Al Karia pour repérer ses éventuelles victimes. Une fois placées dans son collimateur, il pressait le pas pour les rattraper avant de les prendre au dépourvu. Toutes ses victimes ont porté plainte. Mais, personne n’a jusqu’à lors réussi à le démasquer. Au cours de son interrogatoire, on s’est perçu qu’il avait à son actif pas moins de 100 opérations délictueuses. Son gros butin se compose comme suit :40 vols dans des voitures et 60 vélomoteurs dérobés à leurs propriétaires par menaces d’agressions à l’arme blanche. Et sans se donner la peine de les démonter, cet énergumène sans foi ni loi parvenait à les receler aisément à des campagnards établis dans le cercle de ses activités criminelles. Déjà, son casier judiciaire consulté par les services de police est particulièrement dense. Mohamed S., né vers les années 70, célibataire, sans profession ni domicile fixe, a trempé dans les affaires criminelles depuis sa tendre enfance. Au fil des ans, il constituera une bande de malfaiteurs spécialisés dans les agressions à l’arme blanche et le vol sous toutes ses formes. D’ailleurs, de nombreuses personnes agressées portent encore des traces de blessures pour avoir refusé d’obtempérer. On ne badine pas avec les suppôts de Satan. Hormis Mohamed S., les autres membres de cette association criminelle courent toujours mais, pas pour longtemps. L’arrestation de leur compère facilitera à coup sûr les poursuites, engagées d’ores et déjà à leur rencontre. Pour ce qui est du captif, épinglé en flagrant délit, il a été présenté devant la Chambre criminelle près la Cour d’Appel de Rabat, vendredi 17 octobre, pour répondre de ses actes anti-sociaux.

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