Les trottoirs squattés par le commerce clandestin

C’est devenu une habitude dans pratiquement toutes les villes marocaines. Les trottoirs se sont pratiquement transformés en lieux de commerce où les différentes activités commerciales battent leur plein. Artisans, peintres, menuisiers, et d’autres s’y installent. Ils concurrencent les étals des marchands ambulants et gênent sérieusement les piétons en les condamnant à affronter les risques de la chaussée…D’autres, par contre, sont toujours entretenus et bien surveillés. Force est de constater que dans la plupart des cas, ils sont pratiquement marginalisés, délaissés ou tout simplement mal entretenus. Et ce sont les piétons qui en paient le prix. En essayant d’éviter les obstacles, ils descendent sur le bitume et affrontent les risques de la chaussée. Chose qui gêne la circulation et met en réel danger leurs vies. La grande différence qui existe entre les trottoirs de certains boulevards et ceux des autres reflète en même temps la différence existante entre les classes sociales résidant dans les quartiers avoisinants. Les responsables des communes gèrent ces trottoirs et autres espaces dont ils ont la charge, d’une manière étrange, étonnante et bizarre. Parfois, ils sont totalement ignorés, complètement laissés à l’abandon au grand dam de la piétaille. En parallèle, les autres cas. Ils sont choyés et toujours entretenus. Ils font peau neuve pour rester coquets et attirants, faciles d’accès aux passants et piétons. En outre, l’entretien, le suivi, la surveillance et la maintenance pour être et rester dans l’air du temps. Comment s’explique ce paradoxe? Il faut dire que d’un côté il y a bien d’autres priorités, bien d’autres chats à fouetter, d’autres brèches à colmater, d’autres vides à combler, etc. Par contre dans l’autre cas, il y a lieu de souligner les fortes dépenses qui se font de la manière la plus judicieuse, la plus profitable, selon la fameuse logique du vieil adage, «l’argent ne doit pas dormir, il devient stérile».

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