Libye : Al-Megrahi toujours très malade

Libye : Al-Megrahi toujours très malade

L’auteur de l’attentat de Lockerbie est toujours «très malade» et souffre d’un cancer «avancé» neuf mois après avoir été relâché d’une prison écossaise pour motif humanitaire, a déclaré mardi Seif al-Islam al-Kadhafi, fils aîné du leader libyen. Seif al-Islam était interrogé à l’issue d’une conférence qu’il donnait à Londres sur l’état de santé de Abdelbaset Ali Mohmet al-Megrahi, rapatrié en Libye dans un avion privé en août dernier. «M. al-Megrahi est très malade. Il a un cancer à un stade très avancé et il se trouve actuellement en Libye. C’est tout ce que je sais de son état», a précisé le fils du leader libyen. Abdelbaset Ali Mohmet Al-Megrahi est la seule personne condamnée pour l’attentat à l’explosif de 1988 dans un avion américain au-dessus de la ville écossaise de Lockerbie, qui avait fait 270 morts. Il a été relâché de sa prison écossaise en août 2009 parce qu’il souffrait d’un cancer en phase terminale et qu’il ne lui restait plus que quelques mois à vivre, mais cette relaxe a fait polémique, notamment aux Etats-Unis, dont sont originaires la plupart des victimes. La conférence de Seif al-Islam, qui dirige la Fondation humanitaire Kadhafi, portait sur sa vision d’une Libye plus démocratique et assurant une meilleure distribution de la manne pétrolière. A son arrivée à la London School of Economics (LSE), où il avait fait ses études, il a été accueilli bruyamment par une demi-douzaine de manifestants qui, au milieu d’un important dispositif policier, ont hurlé et déployé des banderoles barrées du slogan «(Mouammar) Kadhafi est un meurtrier». Bien qu’il soit considéré en Libye comme le dauphin, Seif al-Islam a affirmé qu’il ne souhaitait pas être assimilé à un prince héritier, assurant que «le régime le mieux adapté à la Libye est le régime démocratique». Il a également appelé au renforcement des liens de son pays avec l’Europe et les pays méditerranéens malgré la rhétorique d’abord pan-arabe puis panafricaine de son père. «Nous ne devons pas négliger et sous-estimer les dimensions européenne et méditerranéenne. Nos principaux partenaires commerciaux sont les Européens et non les Africains ou les Arabes», a-t-il conclu.

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