Libye : une délégation arabe israélienne à Tripoli

Libye : une délégation arabe israélienne à Tripoli

Une délégation arabe israélienne doit se rendre le 24 avril pour une visite «sans précédent» en Libye à l’invitation du numéro un libyen Mouammar Kadhafi, a indiqué mardi un responsable. «Le dirigeant Kadhafi nous a transmis une invitation via l’ambassade de Libye à Amman, et une délégation d’environ 25 personnes se rendra le 24 avril à Tripoli», a indiqué à l’AFP Mohammed Zeidane, chef du «Comité de suivi», principale organisation représentative des Arabes d’Israël. «Nous sommes environ 1,5 million de Palestiniens vivant en Israël. Les Arabes connaissent peu notre situation et nous allons profiter de cette visite pour exposer nos problèmes», a ajouté M. Zeidane qui fera partie de la délégation. Le député communiste arabe Mohamed Barakeh, qui a également reçu une invitation, a déclaré à l’AFP que les autorités israéliennes ne pourraient pas s’opposer à cette visite «car la Libye n’est pas considérée comme un État ennemi d’Israël». M. Barakeh, chef du parti Hadash (communiste), a parlé d’une invitation «sans précédent». La communauté arabe israélienne, qui compte 1,5 million de personnes (20% de la population totale), rassemble les descendants de 160.000 Palestiniens restés sur leurs terres après la création de l’État hébreu en 1948. Elle est représentée par 11 députés à la Knesset. Les Arabes israéliens accusent le gouvernement de politique discriminatoire, se plaignant d’être les laissés-pour-compte de la société israélienne avec un taux de chômage et de pauvreté élevé. Dans un discours devant l’Assemblée générale de l’ONU à New York en septembre, M. Kadhafi a estimé que le conflit israélo-palestinien ne pourrait pas être réglé par la création de deux États, au cœur des efforts de paix internationaux. «La solution réside en un seul État démocratique pour les Juifs, les Musulmans, les Palestiniens, les Chrétiens et les autres, à l’exemple du Liban. Les deux entités (Israël et les territoires palestiniens) sont totalement enchevêtrées et tout partage sera voué à l’échec», a-t-il ajouté, préconisant «Isratine» (contraction d’Israël et de Palestine) comme nom pour un tel État.

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