Limiter les risques d’accouchement

Dans le cadre d’une naissance, le devoir d’un médecin est justement de prévoir l’imprévu. Chose qui permet, dans la salle de naissance, des interventions rapides et efficaces en cas de besoin. Si ce principe a été purement et strictement respecté dans le cas de l’accouchement à la nouvelle clinique d’Azrou, le drame aurait pu être évité.
Pis encore, après la calamité, la famille de la victime n’a pas eu droit aux explications nécessaires concernant le décès de la femme et le bébé. Le pourquoi et le comment. Alors que l’un des principes de la médecine est de pouvoir prouver qu’on a tout mis en oeuvre pour que les risques soient minimisés. Dans la nouvelle maternité d’Azrou, il a fallu attendre des semaines pour obtenir des informations non convaincantes. D’ailleurs l’enquête est en cours pour lever le voile sur cet état de choses. Et le pire c’est qu’il s’agit du deuxième drame en moins de deux mois. C’est dire que les enseignements n’ont pas été tirés du premier cas, concernant une enseignante qui a rendu l’âme dans la même clinique et dans les mêmes conditions.
Le dossier d’accouchement est un outil essentiel pour l’appréciation des risques et la prise de la bonne décision au moment opportun en salle de naissance. Les éléments essentiels s’articulent sur la date et heure, nom du responsable, il ne faut pas se contenter de spécifier la catégorie de personnel, mais responsabiliser la personne ayant effectué l’accouchement, durée de l’expulsion, mode d’accouchement et indications, lésions périnéales, heure et mode de délivrance.
On déconseille l’accouchement à la maison pour éviter tout risque, mais lorsque l’on constate que dans certains centres hospitaliers les mêmes risques persistent, cela revient à dire qu’il y a quelque chose qui ne va pas dans le bon sens.

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