L’insécurité plane sur la ville de Fès

Les habitants de certains quartiers de la ville de Fès ne peuvent plus s’aventurer hors de chez eux à la tombée de la nuit. La montée en flèche des crimes et la multiplication des agressions jettent, en effet, l’effroi parmi la population de la capitale spirituelle. Que se soit à Ouinat Al Hajjaj, à Sahrij Gnaoua, Kahf Al Azba ou encore à Jnannat les vols et les agressions à main armée se sont multipliés ces derniers mois.
Il s’agit en général de quartiers périphériques mal aménagés et où sévissent la drogue et la prostitution. L’architecture même de ces quartiers les rend difficiles d’accès pour la police. Ils sont, dans une large part, constitués de petites ruelles sinueuses quasiment impraticables. S’ajoute à cela le fort taux de chômage qui va en s’aggravant à la suite de la fermeture de certaines unités industrielles de la ville. Il est à signaler aussi que la ville de Fès constitue une étape transitoire pour les marchandises de contrebande.
Un autre phénomène inquiète également les habitants de la ville, il concerne le vol des voitures. En effet, une cinquantaine de voitures auraient été volées ces derniers mois. La cible étant les voitures de marque Mercedes. D’autres personnes ont vu les vitres de leurs voitures cassées et leurs effets personnels ainsi que les radiocassettes subtilisées et ce en plein jour et dans des quartiers mitoyens au centre de la ville. Le dernier crime largement médiatisé et dont a été victime Nouredine Meslouti, vendeur de sandwichs qui a eu la main sectionnée par un coup de sabre est encore dans tous les esprits fassis.
Dimanche dernier, un jeune homme de 26 ans a été trouvé assassiné au quartier Aouinat Al Hajjaj. Les investigations ont montré que le meurtrier n’est autre qu’un frère jaloux qui a surpris sa soeur en compagnie de la victime. Les éléments du service régional de la police judiciaire sont parvenus à élucider les péripéties de ce crime et ont procédé à l’arrestation de l’assassin et de ses complices.
Cette flambée de criminalité est d’autant plus dangereuse qu’elle est accompagnée de rumeurs colportées par l’homme de la rue. Ceci contribue à installer un air de psychose parmi les habitants de la ville.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *