L’Istiqlal prépare son congrès

Le Parti de l’Istiqlal compte tenir son 14ème congrès, du 28 au 30 mars courant. Un congrès qui survient cinq années après le dernier en date. Depuis février 1998, le Parti a connu des moments de confusion politique et des malaises qui ont failli entamer son unité malgré des résultats électoraux qui l’ont hissé à la seconde place après l’USFP. Trois problèmes ont bousculé les convictions de bon nombre de ses cadres. Il s’agit en premier lieu de la position mitigée qu’il adopte vis-à-vis des gouvernements auxquels il participe, notamment en ce qui concerne son attitude de soutien critique.
Deuxièmement, il y a les retombées néfastes sur le moral des membres du parti, surtout après les élections du 27 septembre, en raison de l’escroquerie dans laquelle a été mouillée d’Annajat et la responsabilité de Abbas El Fassi en tant que ministre de l’Emploi et tuteur de l’ANAPEC, qui a piloté l’opération de recrutement. Enfin, les manoeuvres politiciennes et trop subjectives du secrétaire général du PI sont mal perçues dans plusieurs sphères du parti, comme étant à l’origine de la configuration de l’actuel gouvernement.
Toutes ces questions seront au coeur des débats politiques qui animeront le prochain congrès national. En attendant, la Commission préparatoire du 14ème congrès du Parti de l’Istiqlal a poursuivi ses travaux, vendredi dernier à Rabat. Cette réunion a été consacrée à la discussion des rapports de commissions sectorielles, relatifs aux aspects juridiques, économiques et sociaux.
Selon des Istiqlaliens, les travaux des commissions ne sont pas encore entérinés, par contre la date du congrès est maintenue. Les 1 et 2 mars 2003, ont été consacrés à des réunions et des rassemblements du Parti, présidés par différents membres du Comité exécutif, notamment à Taza, Fès, Meknès, Sidi Kacem, Kénitra, Rabat, Salé, Benslimane, Casablanca, Settat, Marrakech, Kelaâ des Sraghna, Taroudanet, Azilal, Tan Tan, etc…
Les rassemblements les plus connus par les médias et l’opinion publique, sont ceux qui ont vu la participation du secrétaire général du parti, Abbas El Fassi. Car, là où ce dernier passe, des citoyens s’interrogent sur le sort des victimes de l’ANAPEC, une agence mouillée dans un scandale et qui était sous tutelle de M. El Fassi, lorsqu’il était ministre de l’Emploi. Surtout au vu de ses déclarations pompeuses et anesthésiantes qui ont marqué la période pré-électorale. A Taourirt, il a fallu que les forces de l’ordre interviennent pour qu’il puisse prendre la parole et réitérer ses positions relatives à une demande d’enquête au sujet de ce qui s’est passé autour de cette escroquerie. Mais pas un seul mot sur ses promesses télévisées et son obstination à défendre une opération que d’autres dirigeants politiques avaient dénoncée.

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