L’Istiqlal se démarque du PJD

Jeudi dernier, le Comité de suivi de la coordination nationale composé du Congrès national ittihadi (CNI), de la Gauche socialiste unifiée ( GSU), du Parti de l’avant-garde démocratique socialiste ( PSD), de La voie  démocratique ( Annahj addimocrati) et de l’Association Fidélité à la démocratie (Al Wafaa Addimoucrati) s’est réuni, à Rabat.
A l’issue des travaux de cette réunion périodique et ordinaire, les organisations précitées ont réitéré leur position commune sur les attentats perpétrés le 16 mai à Casablanca, et décidé d’organiser une journée d’études axée sur ces événements tragiques au cours de laquelle les participants se pencheront sur les moyens à même d’assurer la sécurité et d’empêcher que d’autres actions terroristes ne se produisent, ont indiqué les participants à cet événement, faute d’une position claire à l’égard des attentats, particulièrement de la part des responsables de Fidélité à la démocratie, qui se sont contenté de faire part d’une lettre ouverte adressée au Premier ministre sur les libertés publiques et de la presse. Le lendemain, l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti de l’Istiqlal (PI) ont tenu une réunion suite à une initiative de la Fondation Abderrahim Bouabid.
Cette rencontre qui s’est soldée par la tenue d’une conférence de presse a été consacrée à l’évaluation de l’expérience de la Koutla, après onze années d’existence, et aux possibilités de rénovation de sa charte . Cet événement a été initié depuis le congrès du Parti de l’Istiqlal et n’avait d’autres objectifs que de renouer avec les amitiés d’antan.  Bien entendu, lors de ce dîner-débat, auquel ont participé pas moins de huit membres de l’Istiqlal et de cinq de l’USFP, il était prématuré de se prononcer sur certaines questions dont notamment l’ouverture de la Koutla à d’autres partenaires politiques, particulièrement en direction du PSD et du FFD. Le Parti du progrès et du socialisme (PPS), rappelle-t-on, fait partie de l’Alliance socialiste qui contient également le Parti socialiste démocrate ( PSD) et le parti Al Ahd ( le serment). Or, durant plusieurs années, l’Organisation de l’action démocratique populaire (OADP) avait émis des objections sur l’adhésion du PSD à la Koutla démocratique.  De même, le PPS n’admettait pas l’appartenance du Front des forces démocratique (FFD) à ce bloc. Les formations contestataires refusaient aux autres le droit au soleil, mais, aujourd’hui, les donnes ont changé. L’OADP n’existe plus et fait, désormais, partie d’une coalition d’anciens courants radicaux, en l’occurrence la Gauche socialiste unifiée, laquelle comprend outre les amis de Mohamed Bensaid Aït Idder, le Mouvement pour la démocratie, les Indépendants démocrates et des anciens dirigeants de la gauche radicale. Aussi, depuis sa création en 2001, la GSU connaît de graves problèmes de gestion et n’arrive toujours pas à trouver la formule adéquate pour la fusion réelle et définitive de toutes ses composantes. A cela s’ajoute, la réticence de certains de ses éléments vis-à-vis de la Koutla.
Du côté du PPS et du FFD, les susceptibilités sont plus ou moins dépassées, surtout depuis que cette dernière formation a commencé à modérer le ton à l’égard de la Koutla.

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