L’ITA s’ouvre sur son environnement

Aujourd’hui Le Maroc : Vous venez de participer à la 7ème rencontre des directeurs des établissements de la formation profesionnelle, tenue à Casablanca les 9 et 10 janvier. Quelle est votre première évaluation de cette rencontre ?
Rachid Aquil : La rencontre annuelle des directeurs des établissements de l’OFPPT est une occasion qui permet de débattre la stratégie de développement de l’OFPPT en général et les efforts à entreprendre au niveau local afin d’ancrer davantage la culture de décentralisation aboutissant à une meilleure adaptation de la formation aux exigences professionnelles du marché environnemental de l’emploi.
A cette occasion, l’OFPPT a adopté une nouvelle stratégie de la formation et la qualification professionnelle. Quels sont les grands axes de cette stratégie ?
La nouvelle stratégie de l’Office est basée sur une définition réelle des besoins du marché professionnel et une évaluation permanente des systèmes de la formation.
Les principaux axes de la stratégie s’articulent, entre autres, sur le renforcement du partenariat avec les professionnels, la décentralisation et régionalisation des organes d’orientation et d’impulsion, l’instauration d’une politique susceptible d’augmenter le taux d’insertion des lauréats par le biais de l’actualisation des programmes de formation, en vue de mettre en oeuvre les modes de formation correspondants et spécifiques à la région et de les adapter aux exigences du milieu professionnel.
Essaouira est une ville à la fois touristique, artistique, artisanale et maritime, dont le marché de l’emploi exige une main-d’oeuvre spécialisée. Quelles sont les perspectives d’avenir pour répondre à ces besoins ?
L’idée de l’adaptation de la formation aux exigences du milieu professionnel est considérée comme une pierre angulaire du système de la formation. A cet effet et dans le but d’optimiser la qualité de la formation initiale conformément aux besoins des entreprises locales, nous envisagerons l’élaboration immédiate d’une enquête auprès des chefs d’entreprises, d’abord pour identifier leurs besoins réels en formation, puis proposer les filières adéquates au tissu industriel, surtout dans le domaine touristique et hôtelier.
La problématique de l’insertion a toujours préoccupé les lauréats et leurs familles. Quelles sont les solutions envisagées dans ce sens?
L’insertion des lauréats est un handicap face auquel on doit s’outiller. Pour ce faire et afin de réaliser un taux d’insertion plus élevé dans la province d’Essaouira, l’Institut compte dynamiser la cellule d’insertion au niveau de l’Institut, assurer la flexibilité des programmes de formation pour répondre aux exigences du marché de l’emploi local, développer de la formation alternée en concert avec les acteurs économiques, sachant que ce mode de formation implique une meilleure insertion de nos lauréats et inciter les lauréats à créer leurs propres entreprises.
Depuis votre affectation à l’ITA d’Essaouira, quelle est votre stratégie en ce qui concerne l’ouverture de l’Etablissement sur son environnement ?
L’Institut s’intègre de mieux en mieux dans son environnement. Et ce, grâce aux efforts d’un staff administratif et technique-pédagogique dynamique et intègre. Au cours des trois derniers mois, nous avons entamé une série d’activités de formation en collaboration avec les opérateurs économiques locaux.
Ces activités s’articulent essentiellement sur la participation à la semaine de qualité, la mise au point de quatre actions de formations spécifique avec l’Office National des Aéroports (ONDA), la banque populaire, la Trésorerie du Royaume et le ministère de la Justice.

• Propos recueillis par
NCR Omar Arromaini

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