L’obscurantisme plane sur les quartiers populaires

Pendant l’année scolaire 2001-2002, Malika, 21 ans, quartier Essaâda, Hay Mohammadi, poursuivait ses études et préparait son baccalauréat. Son objectif était de dépasser cette étape de son parcours scolaire et obtenir son diplôme, lui permettant de poursuivre ses études supérieures. Son souci essentiel.
Durant cette période, sa voisine, épouse d’un barbu prétendant appartenir au mouvement « Addaâwa wa Tabligh », lui conseillait de porter le voile, de rompre avec son parcours scolaire, en vue de se marier avec un «frère», ami de son époux. «Il t’a vue chez nous à plusieurs reprises. Il a demandé des informations auprès de mon mari. Et il insiste beaucoup. Il est bien, aisé matériellement. Sur la voie du Dieu.
Tu vivras tranquille à côté de lui. Les études, que tu présentes comme raison de refus, ne t’apporteront rien…», lui a-t-elle conseillé, selon un de ses proches. Difficile de la convaincre de ce virage de 180 degrés. Elle procède par étapes.
Au départ, elle l’emmène aux rencontres avec les « soeurs » qui débattent, une ou deux fois par semaine, chez l’une d’elles, à tour de rôle, des choses de la vie selon la religion : comment transmettre le message de l’Islam, l’importance du voile pour la femme, etc.
Au bout de quelques jours, Malika accepte de porter le voile. Elle assiste régulièrement aux rencontres et devient active. Quant aux études, elles sont reléguées au second plan. « La meilleure fonction de la femme est de s’occuper de son foyer», lui feraient savoir ses « soeurs » lors des différentes rencontres. Le premier semestre du baccalauréat arrive. La jeune voilée obtient des notes catastrophiques. Normal. Elle n’a rien préparé.

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