L’OIT et le travail des enfants

La Convention 182 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur les pires formes de travail des enfants, qui demeure la norme internationale fondamentale pour combattre les différents types d’exploitation des enfants, vient de recevoir sa 150ème ratification, laissant entrevoir la possibilité d’une ratification universelle de cet instrument international par les 177 Etats membres de l’Organisation.
Dans un communiqué publié lundi à Genève, le Bureau international du travail (BIT) rappelle que la Convention, qui donne une base légale à l’action nationale contre les pires formes du travail des enfants, a été adoptée à l’unanimité par la Conférence internationale du travail en 1999, et a été ratifiée par les Etats membres de l’OIT plus rapidement que n’importe laquelle des conventions que l’Organisation a connues en 85 ans d’histoire.Le 150ème pays à ratifier cette convention est le Kirghizistan.Le BIT indique que si la convention venait à être ratifiée par tous les Etats membres, cela serait la première convention de l’OIT à recevoir un soutien universel. D’autres conventions fondamentales relatives à la liberté d’association, au travail forcé, à la discrimination et l’autre Convention de l’OIT sur les enfants (la Convention numéro 138 sur l’âge minimum) ont été ratifiées par 100 à 165 pays, mais sur une plus longue période.
La Convention numéro 182 identifie les pires formes de travail des enfants comme celles qui ont un effet débilitant sur la santé et le bien-être moral ou psychologique des enfants. Cela inclut les activités industrielles dangereuses comme le travail dans les mines, des activités illégales comme la prostitution, la pornographie et le trafic de drogue, le travail dans les conditions extrêmes de froid ou de chaleur, et tout travail qui expose à des substances dangereuses et chimiques.
Réagissant à cette 150ème ratification, Frans Roselaers, Directeur du Programme international du BIT sur l’élimination du travail des enfants (IPEC), a déclaré que « la ratification n’est qu’une question de pratique juridique mais elle conduit vraiment à des actions concrètes qui améliorent la vie des enfants ». Dans sa lutte contre les pires formes du travail des enfants, le programme IPEC déploie ses activités dans 84 pays.

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