L’ONUCI ouvre une enquête sur l’assassinat du casque bleu Marocain à Bouaké

"Dès que l’affaire a été portée à la connaissance de l’ONUCI, elle a diligenté les procédures qui s’imposent pour faire toute la lumière sur cette affaire", a confié, jeudi après-midi à la MAP, le commandant de l’ONUCI, le général sénégalais Abdoulaye Fall.

Le général Fall, qui participe à Dakar à une réunion de coordination des commandants des forces de l’ONU en Afrique de l’ouest, n’a pas voulu donner de détails sur l’évolution de cette enquête.

"A ce stade de l’évolution de l’enquête, je ne puis vous donner d’indications précises sur les tenants et aboutissants de cet évènement douloureux", a-t-il dit.

Le Conseil de sécurité de l’ONU avait vivement condamné, mercredi, l’assassinat du caporal Aziz Radi, qui a été isolé et kidnappé avant d’être sauvagement abattu à proximité du centre de formation de la police à Bouaké.

Les membres du conseil ont demandé à ce que les coupables de cet acte ignoble soient "immédiatement" traduits en justice.

Le gouvernement marocain avait exprimé sa "profonde consternation" après ce lâche assassinat et, sur hautes instructions de SM le Roi Mohammed VI, des démarches ont été entreprises, aussi bien au siège des Nations Unies à New York qu’auprès de l’ONUCI, pour s’enquérir des circonstances exactes de ce meurtre et pour demander le déploiement de tous les efforts nécessaires en vue d’identifier, d’arrêter et de traduire en justice ses auteurs et éventuels commanditaires.

Un contingent marocain, constitué de plusieurs centaines de membres des Forces Armées Royales, participe aux côtés de 39 autres pays à la mission de paix établie par le conseil de sécurité, depuis le 4 avril 2004, pour contribuer au rétablissement de la paix et de la stabilité en Côte d’Ivoire.

Cette force compte un peu plus de 6.000 casques bleus, soutenus par 4.000 hommes de l’opération militaire française "Licorne".

Ces casques bleus sont commandés par le général sénégalais Abdulaye Fall, sous l’autorité du représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, le Suédois Pierre Schori.

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