L’ultime plaidoyer de Driss Jettou

Driss Jettou, ministre de l’Intérieur est longuement intervenu lundi devant les députés lors de la séance d’adoption du projet de loi organique relative à la chambre des représentants. Le ministre, qui en est à sa enième réunion avec les représentants des différentes formations politiques au sujet des dispositions du code électoral, a explicité la vision globale de réforme des institutions représentatives adoptée par le gouvernement.
M. Jettou a affirmé, lors du débat de la chambre sur le texte, qui a été approuvé la semaine dernière à l’unanimité par la commission de l’intérieur, de la décentralisation et des infrastructures, que le projet de loi «jette les bases du Maroc du futur et pose les jalons essentiels pour l’organisation des prochaines élections législatives». il a également rappelé les « nombreuses consultations avec l’ensemble des partenaires politiques aussi bien avant qu’après l’envoi du projet devant la commission de l’intérieur, de la décentralisation et des infrastructures ou durant son examen en commission, dans le but de parvenir à l’adoption de règles et de réformes bénéficiant de l’aval de tous». Dans le même cadre, le ministre de l’Intérieur a souligné que les amendements apportés au texte, ont été « inspirés des propositions exprimées par les partis politiques» et découlent «d’une interprétation judiciaire moderne et du bilan des expériences et des pratiques électorales qui se sont succédé dans notre pays».
Au sujet du maintien du nombre des membres de la chambre (325 députés), le ministre, a estimé que cela assure un niveau acceptable de représentativité, compte tenu des données géographiques, ethniques et administratives, de l’effectif de la population et de sa répartition selon les préfectures, les provinces et les régions. Et de rappeler que l’élection de 30 membres au niveau national, vise à garantir les conditions nécessaires à une meilleure représentativité de la femme au Parlement et à accompagner l’évolution du rôle de la femme marocaine au sein de la société.
Le découpage électoral, a enfin affirmé Driss Jettou, ne sera pas tributaire de considérations politiciennes, mais il constituera un outil pour l’instauration de l’égalité et la représentativité en prenant en considération les données géographiques, locales, ethniques et administratives, ainsi que le nombre des habitants et leur répartition.

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