L’UMA renaîtra-t-elle de ses cendres ?

Le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Union du Maghreb Arabe (UMA), réuni à Alger pour préparer le sommet des 5+5 à Tunis, a adopté samedi à Alger un document élaboré par les experts et examiné par le Comité de suivi deux jours auparavant à Tripoli en Libye. Les chefs des diplomaties des pays de l’UMA étaient réunis à l’initiative de l’Algérie dans le cadre de la préparation de la réunion des 5+5, prévue les 5 et 6 décembre à Tunis. S’adressant à la presse, à l’issue d’une première séance de travail à huis clos des ministres maghrébins des Affaires étrangères, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Mohamed Benaïssa a affirmé samedi à Alger qu’ « une vision maghrébine globale s’est dessinée sur plusieurs dossiers, à partir des discussions instaurées samedi entre les chefs de la diplomatie de l’UMA». M. Benaïssa a indiqué que les discussions avaient porté sur « la dimension humaine de toute coopération ou partenariat ». Parmi les autres thèmes débattus, figurent notamment l’immigration légale et l’immigration clandestine. Ces thèmes soulèvent notamment, selon le ministre, des problèmes de visa et d’exclusion. Les pays maghrébins sont ainsi appelés à définir et arrêter « une approche commune pour la sauvegarde de la dignité humaine de leurs communautés établies à l’étranger », a indiqué Mohamed Benaïssa, soulignant que la dimension humaine devrait être prise en compte dans tous les secteurs débattus au sein des cinq plus cinq. « Je pense, sur la base des discussions d’aujourd’hui, que si le Maghreb était sain, le traitement des dossiers évoqués aurait été tout autre », avait par ailleurs estimé le ministre marocain des Affaires étrangères, faisant allusion aux entraves qui bloquent l’édification réelle de l’Unité du Maghreb Arabe, dont essentiellement la position hostile des gouvernants algériens à l’égard de l’intégrité territoriale du Maroc. Le ministre algérien des Affaires étrangères, Abdelaziz Belkhadem a, de son côté, déclaré à l’issue de la réunion d’Alger que cet événement est « une opportunité de concertation pour unifier la vision de l’UMA » en prévision de la réunion 5+5 prévue à Tunis. Une tâche, pourtant, difficile au vu de l’obstination des gouvernants algériens à vouloir imposer la création d’un Etat microscopique dans les territoires sahariens marocains et à soutenir le séparatisme dans la région du Maghreb. Les ministres tunisien, Habib Ben Yahia, mauritanien, Mohamed Sall Ould Billal et libyen, Mohamed Chalghem, ont également participé à cette réunion. A rappeler que le groupe 5+5 réunit les cinq pays de l’Union du Maghreb Arabe (Algérie, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie,) et cinq Etats de l’Europe du Sud, en l’occurrence l’Italie, l’Espagne, la France, Malte et le Portugal.

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