L’Université de Rabat fête ses 50 ans

L’Université de Rabat fête ses 50 ans

«Nous voulons rendre hommage à l’ensemble des universités du Maroc, dans le cadre de la célébration de ce cinquantenaire de l’université-mère», déclare le président de l’Université Mohammed V-Adgal, Hafed Boutaleb Joutei. Pour l’enseignement supérieur marocain, cette année 2007 n’est pas comme les autres, puisqu’elle marque une date importante pour le Maroc et l’ensemble des Marocains. Il y a 50 ans, et plus exactement le 21 décembre 1957, feu SM le Roi Mohammed V a inauguré le premier pilier universitaire du Royaume : l’Université Mohammed V-Agdal. C’est à cette prestigieuse institution que feu SM le Roi Hassan II a choisi de confier l’instruction supérieure de SAR le Prince héritier Mohammed VI, à l’époque, et du Prince Moulay Hicham.  Ce premier pôle universitaire a, ainsi, accompagné trois époques charnières avec la succession de trois Rois : Mohammed V, Hassan II et, actuellement, Mohammed VI.
Depuis le neuvième siècle, l’Université marocaine, Al-Qaraouiyne, dispensait le savoir dans les domaines religieux, administratif, scientifique et culturel. La création de l’Université Mohammed V-Adgal s’est alors imposée dans le cadre de la volonté du Maroc de se moderniser. Lui accordant toute sa confiance en y inscrivant d’autres membres de la famille royale, feu SM Hassan II a veillé, lui-même, à ce que cette institution devienne une référence dans tous les domaines. C’est ainsi que cette université a accumulé un demi-siècle d’expérience. 50 années durant lesquelles ont été formées, en son sein, les plus hautes personnalités du gouvernement. «Depuis l’indépendance, un grand nombre de ministres et de personnalités marocaines dans les trois grands champs disciplinaires des lettres et sciences humaines, des sciences juridiques, économiques et sociales, et des sciences exactes et sciences de l’ingénieur en sont issus. Pour vous citer un exemple des plus récents : l’actuel ministre des Finances et de la Privatisation, Fathallah Oualalou, est l’un des lauréats de l’Université Mohammed V», indique fièrement, M. Boutaleb Joutei. Avec, actuellement, 1012 enseignants, 911 administratifs et techniciens, 23439 étudiants, dont environ 5537 doctorants, et des institutions académiques prestigieuses, cette université s’est, désormais, encrée, non seulement au niveau académique, mais aussi social et économique. Elle propose 25 filières (dont deux professionnalisantes) et 28 Masters et Masters spécialisés. Elle a décerné à ce jour, 93313 diplômes de licence, 8243 diplômes de cycle supérieur (DES, DESA, DESS), 1334 doctorats d’Etat. «L’Université Mohammed V-Adgal se tourne, à présent, vers un espace euro-méditerranéen, dans le cadre du processus de Bologne, avec la création d’un doctorat européen. C’est sur le développement de la recherche et de la qualité que se focalise l’avenir de l’université. Nous avons procédé à l’évaluation interne de l’institution et une évaluation externe est en cours. Les résultats seront annoncés dans 6 mois tout au plus», affirme le président. Qualité oblige et l’Université Mohammed V-Agdal en fait preuve.  Elle vient d’être choisie par la Banque mondiale pour accompagner la mise en place du système LMD (Licence-Master-Doctorat) au sein de l’Université de Nouakchott, en Mauritanie. Le pari de l’avenir semble être sur une très bonne voie.

Extraits du discours de Feu SM Mohammed V à l’inauguration

«La création et le développement des différents instituts de la Qaraouyine ne peuvent faire oublier les exigences de notre époque, et les obligations du développement à savoir l’édification des universités modernes qui est à même de répondre aux manques que connaît le pays en compétences dans tous les domaines. Nous savions que tant que notre pays ne disposera pas de ce genre d’universités, nos enfants resteront dépendants des autres et notre enseignement sera incomplet. »…
« Nous nous efforcerons de former le cadre qualifié répondant au défi de l’indépendance, capable d’assumer les missions de l’administration et de la gestion, non seulement dans le domaine administratif mais aussi, dans les autres domaines industriel, économique et artistique; garantissant ainsi une vie normale et une gestion ordonnées du pays, et renforçant sa souveraineté et son indépendance.»

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