L’urgence d’un débat national sur la santé

La Primature, les ministères de Finances, de l’intérieur, de la santé et de l’Enseignement supérieur, ainsi que l’industrie pharmaceutique nationale sont quelques-uns des principaux acteurs qui doivent constituer de véritables leviers de développement du secteur de la santé.
Cette contribution présente quelques exemples qui illustrent les multiples facettes de la santé et de la médecine sous le règne de S.M le Roi Mohammed VI.
Une véritable cartographie sanitaire avec projection chiffrée dans l’avenir des projets en cours et des affectations programmées du personnel est un travail indispensable qui permettra d’avoir une vision précise des besoins en santé pour les 10 prochaines années.
Cette approche scientifique est la seule susceptible d’assurer une couverture de tout le territoire marocain en infrastructures sanitaires, en médecins spécialistes dans les disciplines de base, qui peuvent rendre un service de proximité et de qualité à la population, sans que cette dernière soit dans l’obligation de se rendre à Rabat ou Casablanca, avec tout l’encombrement et les difficultés de prise en charge que cela puisse occasionner pour les établissements hospitaliers universitaires du Royaume.
Les départements concernés sont dans l’obligation politique, sociale et économique de présenter cela sous forme de plans d ‘actions et d’échéanciers bien définis, accompagnés des prévisions budgétaires, et en soulignant les difficultés probables et potentielles qui peuvent se dresser devant la réalisation, dans des délais préétablis de ce dessin, qui fera honneur à la nation et constituera un véritable levier de développement pour la société marocaine. Une telle procédure ne pourra que sensibiliser davantage les décideurs politiques et l’opinion publique aux grandes problématiques de la santé dans notre pays.
Comment donner sa véritable dimension aux centres hospitaliers universitaires (CHU), dont les principales missions sont les soins, la recherche et la formation ? Quel est le budget alloué à chacune de ces disciplines qui peuvent paraître budgétivores, mais qui sont d’une rentabilité évidente ?
Les médecins-professeurs chercheurs des facultés de médecine de Rabat, Casablanca, Marrakech et Fez, ont-il des programmes de recherche structurés ? Ont-ils les moyens pour les faire aboutir ? Quelle est la structure au niveau du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche et au niveau du secrétariat chargé de promouvoir la recherche qui évalue, encourage, procède à la sélection des sujets de recherche ?
Ya-t-il des conventions de coopération entre les acteurs influents du marché du travail et ces institutions universitaires ? L’industrie pharmaceutique au Maroc, réserve-t-elle des rubriques budgétaires pour la recherche ? Quel pourcentage représente-t-il dans son budget d’investissement ?

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