L’USFP face à la contestation grandissante de ses jeunes

Au début des travaux de cette session, le Premier secrétaire de l’Union Socialiste des Forces Populaires ( USFP), Abderrahmane Youssoufi, a fait un exposé sur le déroulement des tractations qui ont conduit à la nomination du Premier ministre, Driss Jettou, et aux membres de son gouvernement. D’un autre côté, M. Youssoufi a mis l’accent sur le rôle de la Jeunesse de son parti dans le regain de l’intérêt à l’action syndicale au sein des universités, notamment à la lumière des conseils d’administrations des facultés et des universités et au niveau des élections communales qui auront lieu l’année prochaine.
Après cette intervention d’orientation faite au nom du Bureau politique, 36 membres du Comité central de la JI ont pris la parole. La plupart des interventions de ces derniers étaient critiques par rapport à la gestion du parti et plus particulièrement vis-à-vis de la manière avec laquelle le Premier secrétaire de l’USFP a géré les négociations avec le Premier ministre désigné, Driss Jettou. Les jeunes ont exprimé, à cet effet, leur déception en ce qui concerne la nomination d’un Premier ministre en dehors de leur parti et estimé que les négociations entreprises par le Premier secrétaire de leur formation partisane avec M. Jettou, n’étaient pas à la hauteur de leurs attentes. Cependant, face aux innombrables reproches dont il a fait l’objet, M. Youssoufi a réitéré les réserves de l’USFP en ce qui concerne la nomination d’un Premier ministre en dehors des partis politiques, mais tout en précisant qu’il ne s’agit nullement, à cet effet, d’une position hostile à la personne de M. Jettou. Après ces réponses, les participants ont entamé les autres points de l’ordre du jour, notamment ceux portant sur le rapport du Bureau national et ceux concernant l’organisation, l’action associative et l’adoption d’un communiqué final.
Sur ce dernier point, et en dépit de la proposition du Bureau politique insistant sur la non-publication d’un communiqué final relatant le contenu des débats, le Comité central a tenu à sa position initiale en estimant que la nomination d’un Premier ministre sans appartenance politique interpelle l’ensemble de la classe politique et l’incite à s’interroger sur le sort de l’alternance consensuelle.
D’un autre côté, il estime que la marginalisation de l’élite politique pourra exposer le pays à une crise politique . Sur ce, un appel a été lancé en vue de tenir des rapports critiques vis-à-vis de l’expérience gouvernementale actuelle. D’autres messages ont été également adressés à la direction du parti en vue d’améliorer son rendement politique et médiatique.

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