L’USFP passe à la vitesse supérieure

Casablanca est le poumon du Maroc et l’Union socialiste des forces populaire le sait, et c’est pourquoi il a tenu à faire de ses congrès provinciaux dans cette Wilaya, un événement partisan d’une importance capitale pour son présent et son avenir. C’est à Casablanca que les premiers embryons de l’action politique moderne ont pris forme et c’est là que le mouvement syndicaliste et national s’est développé et s’est par la suite imposé.
Dans son allocution à la séance d’ouverture, le premier secrétaire de l’USFP , Abderrahman Youssoufi, n’a pas manqué de rappeler les différentes étapes qu’a connues le parti et qui sont restées gravées dans la mémoire de la population de Casablanca, puisque c’est dans cette ville que l’UNFP a vu le jour, en 1959, et c’est dans cette même ville que l’USFP a tenu son congrès extraordinaire en 1975. De même que c’est dans cet espace que les enjeux politiques, sociaux et économiques sont manifestes et de taille, à l’heure actuelle.
Dans sa lutte contre ses adversaires du CNI (Congrès national ittihadi) qui s’empare de l’appareil de la Confédération démocratique du travail et contre ceux qui préconisent le retour à la Chariâ, il ne peut occulter la place de cette ville sur le plan stratégique, notamment en ce qui concerne son positionnement dans l’échiquier politique du Royaume. Dans la déclaration finale des congrès provinciaux, les congressistes ont tenu à dénoncer l’exploitation de la religion musulmane et de la pauvreté à des fins politiques. Dans le même moment, ils ont exprimé leur solidarité avec leurs camarades qui luttent contre les pratiques portant atteinte à l’unité de la CDT.
Reprenant l’esprit des débats entamés au sein des congrès, Khalid Alioua, membre du Bureau politique de l’USFP, n’a pas hésité à tirer à boulets rouges sur ses adversaires, dont en premier lieu le Parti de la justice et du développement. « Les Marocains, dit-il, savent qui sont les véritables rénovateurs et qui sont les conservateurs ». Cela dit, au cours des travaux de ce congrès, il a été constaté que la formation du Premier ministre, Abderrahman Youssoufi, n’a pas totalement mis fin à des habitudes ancrées en son sein. Certes, la répartition des congressistes en deux lieux (Complexe culturel de Maârif et CPR de Derb Ghallef) a participé à l’atténuation de certaines divergences et à l’apaisement de la tension, mais cela n’exclut en rien le fait que les survivances de quelques séquelles du passé, notamment dans les rangs de la jeunesse, continuent à peser lourd. Pour certains congressistes, les bévues les plus importantes de ces congrès portent sur l’inapplication des dispositions du règlement interne du parti, particulièrement en ce qui concerne les critères de candidature. Néanmoins, le fait marquant dans ces congrès consiste en l’absence de quelques députés des nouvelles instances partisanes provinciales, comme c’est le cas pour Brahim Rachidi, à Hay Hassani, Souheil Maâti à Maârif et Boughaleb El Attar à Hay Mohammadi. En revanche, l’on constate que les femmes du parti se frayent leur chemin de manière constante et remarquable.

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