Lutte autour du soutien à la Palestine

Conformément à une ligne déjà tracée, le sixième congrès de l’Association marocaine de soutien à la lutte du peuple palestinien (AMSLP) qui s’est tenu, samedi à Rabat, sous le signe « 1968-2002, un soutien permanent à la lutte du peuple palestinien frère », en présence de plusieurs représentants des partis politiques, n’avait pas bouleversé les calculs de l’USFP (Union socialiste des forces populaires).Pour les amis de Abderrahman Youssoufi, il était plus que nécessaire de mettre à l’écart «le turbulent» Khalid Soufiani, ex-président de l’Association.
Sachant que ce statut de président de l’Association ne revenait à M. Soufiani que grâce à l’USFP, le parti auquel il adhérait avant le divorce intervenu, à l’occasion du sixième congrès national de ce parti, les socialistes membres de l’AMSLP ont jugé opportun, à leur tour de retirer la confiance qu’ils lui accordaient à la tête de cette association.Lors du congrès, il s’est avéré que cette décision est déjà arrêtée. Bien avant cet événement, la direction du Congrès national ittihadi, un parti également sorti des tripes de la formation politique du Premier ministre, avait demandé de participer aux travaux préparatoires des sixièmes assises décisives de cette association, mais en vain.
Dans une dernière déclaration à la télévision marocaine TVM, l’ex-président a annoncé que le congrès se tient dans une conjoncture difficile, soulignant que le peuple marocain est appelé à persévérer dans sa la lutte pour la Palestine. Et d’affirmer à ce propos l’impératif de poursuivre la mobilisation globale et à tous les niveaux pour rester fidèle à l’esprit de la marche du7 avril dernier à Rabat, rappelant que cette conjoncture délicate nécessite la conjugaison des efforts de la part du peuple marocain pour venir en aide par tous les moyens au peuple palestinien. Ceci étant, à l’issue des travaux du congrès, une nouvelle équipe dirigeante de l’AMSLP a été élue. Abdelhaq Mantrach, ancien président du Syndicat national de l’Enseignement supérieur( SNESup) a été conduit au poste de secrétaire général.
Parmi les nouveaux dirigeants de cette association, l’on trouve les Istiqlaliens Mohamed Benjelloun Andaloussi, secrétaire général de la FAE ( Fédération autonome de l’Enseignement) et Abdellah Bekkali, membre du Bureau national du Syndicat national de la presse marocaine.
Dans les rangs de l’USFP, il y a lieu de signaler la présence de Mohamed Boubekri, dernier président de l’UNEM (Union nationale des étudiants du Maroc) et Kahdija Yemlahi, membre du Comité central du parti. A eux s’ajoutent d’autres acteurs politiques, dont Abdelhafid Alioua du Parti du progrès et du socialisme. Une page tournée, une autre voit le jour.

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