Lutte contre la pauvreté : le Maroc peut mieux faire

Lutte contre la pauvreté : le Maroc peut mieux faire

Si l’Initiative nationale pour le développement humain (INDH) a permis une réduction du taux de la pauvreté et une amélioration des conditions de vie de nombreux citoyens, celle-ci reste confrontée à plusieurs difficultés. L’absence de pérennité pour certains projets, le manque de convergence faute d’appropriation de la démarche de l’INDH par les services extérieurs de l’état et la faible qualification des ressources humaines figurent parmi les principaux obstacles relevés lors d’une rencontre qui s’est tenue jeudi 22 octobre à Rabat. Depuis 2005, 18.775 projets ont été lancés pour un montant de plus de 11,13 milliards de dirhams.
Ces projets ont profité à 4,6 millions de personnes en situation de précarité. Cette manifestation, organisée à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté, a permis de faire le point sur la situation au Maroc.
Le Royaume est appelé à doubler ses efforts pour lutter contre la pauvreté et atteindre les objectifs du Millénaire pour le développement humain (OMD). Malgré des progrès réalisés en matière de scolarisation, d’accès à l’eau potable et de lutte contre le paludisme, il reste encore beaucoup à faire concernant la santé de la mère et de l’enfant, la lutte contre la tuberculose et l’habitat insalubre. Les performances sont encore insuffisantes dans la santé, l’éducation et la protection sociale. «En dépit des acquis et des résultats réalisés, les déficits sociaux persistent et notre pays est appelé à redoubler d’efforts et faire preuve d’imagination et d’innovation pour faire face aux besoins et attentes sociaux de plus en plus pressants», a déclaré Nouzha Skalli, ministre du Développement social, de la Famille et de la Solidarité lors de la rencontre qui s’est tenue jeudi dernier à Rabat à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la pauvreté. Les inégalités sociales et territoriales restent importantes au Maroc. A ceci s’ajoutent, les problèmes résiduels dans la coordination et la convergence des politiques publiques ainsi que la dispersion et l’émiettement des interventions des différents acteurs ( publics, privés, civils et de la coopération).
Dans le but de réduire les inégalités socio-économiques et d’améliorer les conditions de vie des personnes en situation de pauvreté, le ministère du Développement social a entrepris avec l’appui technique du PNUD, l’élaboration d’un cadre stratégique de réduction de la pauvreté. Une stratégie qui a été menée en concertation avec les départements ministériels et les associations civiles oeuvrant dans le domaine de la lutte contre la pauvreté. La stratégie en question a un triple objectif. Celle ci a pour but à empêcher davantage les familles de sombrer dans la pauvreté. Le second objectif consiste à mettre en place les mécanismes et les interventions appropriées pour permettre aux familles de sortir de la pauvreté à travers le développement de leurs capacités et la stimulation de leur propre initiative. Le troisième objectif porte, quant à lui, sur l’élaboration des filets de sécurité susceptibles de réduire l’impact de la pauvreté.
Rappelons que le taux de pauvreté a reculé de 14,5% en 2001 à 9% en 2007. En milieu urbain, la pauvreté est passée de 7,6% à 4,8% alors que dans le monde rural, ce taux a régressé à 14,5% contre 25,1%.

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *