Lutte contre la pédophilie

L’exploitation sexuelle des enfants. Un phénomène qui chagrine la société. Il faut dire non à ce fléau et passer aux actes. Dans ce cadre, le secrétariat d’Etat chargé de la famille, de la solidarité et de l’action sociale a organisé vendredi dernier à Rabat, en collaboration avec l’Unicef, une journée d’étude sur la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants au Maroc.
Lors de la séance d’ouverture de cette manifestation, Mme Yasmina Baddou, secrétaire d’Etat chargé de la Famille, de la Solidarité et de l’Action sociale a indiqué que le traitement de cette question s’inscrit dans le cadre du suivi des recommandations de la 2-ème conférence mondiale sur la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants, tenue fin 2001 à Yokohama, au Japon, ainsi que du forum arabo-africain sur l’exploitation sexuelle des enfants, qui a eu lieu la même année au Maroc.
A cette occasion, Mme Baddou a annoncé que son département est en train d’élaborer un code des droits de l’enfant pour accompagner l’approche des droits de l’Homme et les mutations que connaît la situation des enfants au Maroc.
Pour sa part, la représentante de l’Unicef, Mme May Ayoub a souligné que la lutte contre ce phénomène requiert plus d’efforts de la part des secteurs concernés par la question de l’enfance, mettant en exergue les missions dévolues aux ONG, notamment en matière de collecte des données à la lumière desquelles sont menées des études et recherches sur ce sujet. Qualifiant de «crime» ce phénomène, Mme Ayoub a mis l’accent sur les efforts consentis par le Maroc dans la lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants, appelant à mettre à profit les expériences de certains pays dans ce domaine tels le Canada, la Suède et le Japon. A l’issue de cette rencontre, les participants ont appelé à l’adoption d’une approche pluridisciplinaire et de mécanismes de coordination en matière de lutte contre l’exploitation sexuelle des enfants. Le plan d’action national pour lutter contre l’exploitation sexuelle des enfants prévoit un appui aux études et recherches effectuées sur cette question, la mise en place des mécanismes de collecte, de traitement et de diffusion des données qualitatives et quantitatives relatives à ce phénomène, la formation de cadres dans les domaines d’orientation et d’encadrement et la réinsertion des enfants victimes de tels abus. Dans ce cadre, il convient de rappeler qu’en 2001, les tribunaux marocains ont statué sur 155 dossiers d’exploitation sexuelle, dont ont été victimes 167 enfants, 101 garçons et 66 filles. Le viol et l’inceste constituent des violations graves du corps et de la personne, surtout quand il s’agit d’un enfant. Par conséquent, il convient de traiter ces cas, soulignent les psychologues, sous l’angle de la destruction et la de-structuration psychologique de l’enfant qui peut drainer des complexes durant toute sa vie.
Plusieurs cas ont été enregistrés dans ce sens et qui ont soulevé l’indignation des différentes composantes de la société civile et des Organisations non gouvernementales (ONG) actives dans le domaine au Maroc. Il faut dire que l’enfant est un être très sensible et fragile qu’il convient de protéger, car dès qu’on le stigmatise, on l’expose à une exclusion sociale et dès lors toute sa vie peut basculer.

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