Lutte contre l’anarchie

À Casablanca comme à Rabat, des commissions mixtes, composées de représentants de la division économique et sociale de la wilaya, de l’autorité locale, de la préfecture de police, des forces auxiliaires, de la délégation du commerce et de l’industrie, ont entamé récemment une campagne de lutte contre l’occupation illégale et anarchique du domaine public.
Cette campagne concerne les cafés, les restaurants, les bars, les établissements commerciaux de fruits, de légumes et de différents produits alimentaires, des gargotes, des marchands ambulants, des marchands d’ameublement et des prestataires de services (garagistes, tôliers etc.). Ainsi, tout le matériel gênant déposé illégalement devant les locaux ne possédant pas l’autorisation d’exploitation temporaire du domaine communal public, est systématiquement saisi et confisqué par les services compétents. À Casablanca, le wali de la région a estimé, lors d’une rencontre avec la presse mercredi dernier, que l’autorité doit être de nouveau présente dans la ville pour veiller au respect de la loi et des droits de chacun.
En matière de lutte contre l’occupation du domaine public, le wali a précisé que les choses vont doucement mais avec fermeté.
M. Benhima a, également, souligné la volonté de la wilaya de récupérer et de réhabiliter les espaces culturels, sportifs et de loisir menacés par le développement urbain ou laissés à l’abandon. À Rabat, plusieurs établissements de commerce et de services contrôlés sont en situation irrégulière, ne détenant pas l’autorisation d’exploitation temporaire du domaine communal public à des fins commerciales, industrielles ou professionnelles ou dépassant la superficie autorisée, indiquent les services compétents de la préfecture. Il est vrai que ces dernières années, devant certains cafés situés sur les boulevards, il est devenu difficile de passer. Des fois, il faut circuler entre les tables et les chaises du café ou les étals d’un menuisier ou d’un mécanicien ou se frayer un chemin plus long pour pouvoir poursuivre son chemin. Pour le cas d’un handicapé avec son fauteuil roulant ou une femme avec son petit enfant, le passage était pratiquement impossible. Cet état de choses condamne généralement les piétons à descendre, à leurs risques et périls, sur la chaussée gênant ainsi la circulation des automobilistes. Ce désordre gêne également les habitants riverains de ces locaux commerciaux. Après ces campagnes, il a été constaté que beaucoup d’espace a été récupéré aérant ainsi les boulevards et les artères des deux villes. Et pour préserver ces espaces contre de nouvelles occupations illégales et anarchiques, il faut que les campagnes entamées récemment aient lieu régulièrement.

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