Lutte contre le cancer : L’Association Lalla Salma s’attaque aux racines du mal

Lutte contre le cancer : L’Association Lalla Salma s’attaque aux racines du mal

L’Association Lalla Salma de lutte contre le cancer a célébré le 22 novembre, la Journée nationale de lutte contre le cancer, en présentant à Rabat un bilan d’étape de son action. Depuis six ans, a estimé le bureau exécutif de l’Association, celle-ci a réussi à donner un rang de priorité sanitaire à la lutte contre le cancer, à changer la perception qu’en a la population et à mettre en œuvre un plan national de prévention et de contrôle de cette maladie. Selon son directeur exécutif, Dr Rachid Bekkali, l’ALSC a également étendu la prise en charge et les soins à de nouvelles couches de patients, permis l’accès des personnes nécessiteuses aux médicaments innovants, mobilisé la société civile et construit un certain nombre de maisons de vie à proximité des centres d’oncologie. Toutefois, a-t-il laissé entendre, la grande réalisation de l’association reste la prévention, avec en particulier la mise en œuvre d’un programme pour le dépistage précoce du sein et du col de l’utérus et un plan de lutte contre le tabac, facteur responsable de 60% des cas de cancer du poumon au Maroc. Ces objectifs du Plan national de prévention et de contrôle du cancer (PNPCC) lancé le 24 mars 2010 sous la présidence de SAR la Princesse Lalla Salma, entrent dans le cadre d’une stratégie globale et intégrée qui vise aussi la prévention, la détection précoce et la prise en charge des cancéreux. Ce plan a également pour objectifs de fournir des soins palliatifs –prise en charge de la douleur- et comporte des mesures d’accompagnement telles qu’une «Charte nationale du cancer» et la reconnaissance des droits des patients. Qualifié de réalité épidémiologique en regard du nombre de décès qui en fait la 2ème cause de décès au Maroc, le cancer touche 30.000 nouveaux patients chaque année. Selon le bureau exécutif de l’ALSC, cette «longue maladie» n’épargne personne et se présente le plus souvent, chez les femmes sous forme de cancer du sein (36,12%) et de cancers du col utérin (12,82%) alors que chez les hommes les cancers du poumon et de la prostate sont les plus fréquents». Au vu de ces statistiques, l’ALSC a concentré ses efforts sur la prévention et la détection précoce. La première, estiment les experts, devrait permettre de réduire de 40% les cas de cancers dont les prévalences sont les plus grandes. La détection précoce devrait quant à elle réduire de moitié les cas les plus rebelles. Les experts prévoient en outre de nouvelles mesures de lutte contre le cancer de la prostate, dont la prévalence devrait s’inscrire à la hausse avec le vieillissement de la population. Ils ont également préconisé une plus grande prise en charge des cancers de l’enfant dont 200 cas sur 1.200 déclarés n’accèdent pas au soin. Ces objectifs, ont-ils conclu, ne peuvent être atteints que par une augmentation substantielle des moyens mis en œuvre. C’est pourquoi, ont-ils ajouté, le budget global dédié à la mise à niveau, l’équipement, l’humanisation et la construction des structures sanitaires dédiées à la prise en charge des cancers est désormais de 440 millions de dirhams.

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