Lutte contre le diabète: La Fondation Mohammed VI dépiste

Lutte contre le diabète: La Fondation Mohammed VI dépiste

La Fondation Mohammed VI de promotion des œuvres sociales de l’éducation-formation mène campagne contre le diabète.

Une campagne tambour battant car elle estime qu’il y a péril en la demeure.  L’institution est en effet convaincue que parce que les enseignants ont une prévalence supérieure de 4 points à la moyenne nationale qui est de 6, parce qu’ils sont trop fréquemment sujets à cette «maladie lourde» et qu’ils sont exposés à ses complications les plus graves du fait du stress inhérent à l’exercice de leur métier, ils constituent l’une des populations les plus sévèrement touchées.

La Fondation s’en inquiète tellement que depuis quelques mois elle multiplie les opérations de sensibilisation et de prévention. Après en avoir mené quatre en un peu plus d’un an, elle est en train d’accélérer le mouvement en utilisant à plein ses filiales de régions.

En sorte qu’après ces quatre premières campagnes qui ont été menées entre les mois de novembre 2012 et décembre 2013 et qui ont permis d’ausculter 1.400 adhérents et de déceler 115 nouveaux cas de diabète à Tadla-Azilal, Gharb-Chrarda-Béni Hssen, Souss-Massa-Drâa et Tanger-Tétouan, c’est Rabat qui a accueilli jeudi les équipes médicales chargées du dépistage. Essentielle en ce qu’elle marque une période de réflexion sur ce qui a été fait, et en ce qu’elle annonce la qualité du reste du programme, l’étape de Rabat – qui a été organisée dans le cadre habituel du partenariat initié par la Fondation avec Sanofi en juillet 2012-, a été très courue.

A raison, laisse entendre le coordonnateur de l’administration de l’institution qui affirme «que l’évaluation complète de l’état de santé physique des enseignants au Maroc a montré que près de 10% de cette population présentent un diabète». Alarmante parce qu’elle veut dire qu’un enseignant sur dix a des difficultés majeures à exercer son métier s’il ne prenait pas au préalable soin de surveiller l’évolution de sa pathologie, cette situation a fait que les actions de dépistage s’accompagnent de conseils et d’actions de sensibilisation sur le diabète.

Parmi ces actions, on note des informations et des conseils pratiques sur l’hygiène alimentaire, sur l’activité sportive et aussi, sur l’évolution de la maladie et sur son traitement. Selon Jamal Zitouni, directeur des prestations à la Fondation, «le seul fait de convaincre les gens -et plus particulièrement les élèves- de se laver les mains avant les repas, leur éviterait bien des maladies et épargnerait à l’Etat une dépense de l’ordre d’un milliard de dirhams».

Pour Haissam Chraiteh, président de Sanofi, partenaire de la Fondation pour la campagne de lutte contre le diabète parmi les enseignants, «c’est l’amélioration précoce de la prise en charge des diabétiques qui est déterminante, et elle passe par la prévention et une meilleure connaissance du parcours des soins».

Bien que la campagne de dépistage et de sensibilisation ne soit ouverte qu’aux personnes qui s’y sont portées volontaires, les organisateurs s’attendent à ce que les prestations qu’elle présente soient grandement sollicitées dans un avenir proche. Selon eux, sur les 350.000 adhérents, 30% seraient malades du diabète sans le soupçonner. Comme leurs proches sont également couverts par les prestations dispensées par la Fondation, cela donne une population cible virtuelle qui avoisine le demi-million d’âmes.

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