mars 26, 2017

Lutte contre le VIH/sida à Tanger : L’importance du dépistage mise en avant

Lutte contre le VIH/sida à Tanger : L’importance du dépistage mise en avant

Une initiative menée dans la prison civile et les centres de santé de la ville 

L’Organisation panafricaine de lutte contre le sida (Opals), section-Tanger, vient de réaliser une série d’actions de sensibilisation et de prévention en faveur de la population locale. Parmi ces actions, celle organisée dernièrement au bénéfice des détenus de la prison civile (Satfilage). «Nous avons lancé cette nouvelle série d’actions de sensibilisation et de prévention dans le cadre de la journée mondiale de lutte contre le sida 2016. Nous avons choisi de débuter cette initiative par l’organisation d’une caravane de deux jours dans la prison civile de Tanger. Il s’agissait d’une campagne de sensibilisation et de dépistage VIH/sida en faveur de quelque 110 détenus de ce centre pénitentiaire», a affirmé Souad Bahi, présidente de la section locale de l’Opals.

Concernant cette première phase de sensibilisation, il y a lieu de citer que celle-ci a été marquée par le dépistage de 50 détenues femmes de la prison civile de Tanger. Cette opération de dépistage a profité lors de la deuxième journée à quelque 60 hommes incarcérés dans le même centre pénitentiaire. La section de l’Opals-Tanger a procédé, dans le cadre de cette journée, à l’organisation d’une campagne de sensibilisation et de prévention dans les centres de santé à Tanger. Parmi lesquels, figurent les deux centres de Gilles Cote et Dradeb qui ont connu le dépistage de quelque 60 personnes, dont 30 migrants de passage ou installés définitivement dans la ville du détroit. «Nos actions d’éducation et de sensibilisation à la santé, les infections sexuellement transmissibles (IST) VIH/sida et de promotion de la santé sexuelle et reproductive ciblent aussi les communautés des migrants. D’ailleurs, l’Opals a réussi à mettre en place un projet visant la prévention du VIH/sida, en faveur de ces derniers», a souligné Mme Bahi.

Il est à préciser que ce projet est mené par l’Opals en partenariat avec le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme. S’étendant sur une durée de deux ans, «les activités programmées dans le cadre de ce projet sont animées par cinq éducateurs-pairs au profit des migrants. Ils sont composés de trois hommes et deux femmes et ont été formés pour informer et sensibiliser leurs pairs sur les risques des IST VIH/sida et les orienter vers les deux centres de santé Gilles Cote et Dradeb. Nous avons engagé grâce aussi au soutien du Fonds mondial un intervenant-pair pour mieux faciliter le contact et le suivi des populations cibles», a poursuivi Mme Bahi.

Il est à souligner que l’Opals est présent à Tanger à travers la mise en service, en 1994, de son antenne de lutte contre le sida dans la ville du détroit. Les responsables locaux misent beaucoup sur la formation des jeunes et des femmes pour mieux sensibiliser et informer les populations cibles (représentant les différentes classes sociales et catégories sociales) sur les risques de cette pandémie. «Car nous œuvrons au sein des associations féminines, où l’animation est assurée par des femmes médecins et professeurs de sciences de la vie et de la terre. Nous avons jugé nécessaire de former des jeunes pour les autres catégories de populations, dont les jeunes scolarisés et non scolarisés», a dit Mme Bahi.

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