Lutte contre le vol à l’arraché

La police du Grand Casablanca est à cheval pour mettre un terme au phénomène du vol à l’arraché. Elle vient de se procurer des motos de différentes marques, certaines sont très puissantes, pour pouvoir poursuivre les malfaiteurs auteurs du vol à l’arraché dans les ruelles les plus étroites de la capitale économique, quelles que soient les conditions et la nature de l’itinéraire emprunté.
Depuis la mise en service de ces motos, il y a environ une quinzaine de jours, de source policière de Casablanca-Anfa souligne qu’une nette régression du phénomène en question a été enregistrée. Ce phénomène, dont les auteurs opéraient à bord des motos, généralement de marque Peugeot 103, avait sérieusement inquiété les habitants casablancais, notamment les femmes, et les visiteurs de la ville, ces derniers temps. Ces malfaiteurs parvenaient toujours à prendre le large, malgré les poursuites des éléments de la police à bord des fourgonnettes. Ils empruntent une ruelle très étroite et les rues où il y a le sens interdit, et faufilent facilement entre les voitures même dans les endroits connaissant une circulation très intense.
Souvent drogués, ils roulent généralement à côté du trottoir guettant leurs victimes, notamment aux heures de pointe et dans les endroits qui connaissent une grande affluence. Dès qu’ils repèrent qu’une fille porte sur elle un bracelet en or, une gourmette ou une chaînette, l’un d’eux descend devant elle et l’autre l’attend juste à quelques mètres du lieu en question. Si la victime oppose une certaine résistance, le gangster lui assigne un coup de main à la figure. Et si elle résiste encore, il passe à une autre étape. Celle-ci consiste en la menace à l’aide de l’arme blanche. Et dans certains cas, ce sont des coups de couteau qui sont assignés à la victime pour céder. Une fois le forfait est commis, il rejoint son ami et prennent la poudre de l’escampette. Le moteur de la moto qu’ils utilisent est souvent confectionné, double embrayage, pour pouvoir rouler à plus grande vitesse, notamment dans les pentes. Et l’effet de la drogue complète le reste.
Fatima, 35 ans, fonctionnaire de son état dans un établissement public se souvient toujours de la façon dont elle a été agressée, en novembre 2001 en plein centre ville. « J’attendais un taxi sur le trottoir aux environs de 19 heures pour rentrer chez moi. Soudain, un malfaiteur me posa un couteau sur le cou en me demandant de lui donner et sans bruit mon bracelet et mon porte-monnaie, qui ne contenait heureusement pas beaucoup d’argent. Chose que j’ai faite de peur qu’elle ne me descende par terre. Et puis il a disparu sans que les passants qui ont suivi la scène le poursuivent », se rappelle-t-elle. Le phénomène a pris de l’ampleur à tel point que les femmes ne pouvaient plus porter leurs bijoux sur elles ou des objets de valeur dans leurs sacs. Les Casablancais conseillaient à leurs femmes et à leurs visiteuses de dissimuler leurs enjolivures, une fois arrivées à Casablanca. Maintenant, les Casablancaises peuvent sortir avec leurs bijoux tranquillement. A l’instar de Casablanca-Anfa, les autres préfectures de la capitale économique se procurent également des motos pour pouvoir mettre un terme à ce fléau qui ternit l’image de la capitale économique du pays.

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