Lutte pour le perchoir de la Chambre des conseillers

Mostafa Oukacha, donné, il y a quelques mois, seul candidat à sa propre succession, aura des rivaux lors de l’ouverture de la session d’automne. Le Mouvement populaire (MP), fort d’une fusion qui a uni les rangs de la famille harakie et d’une suprématie numérique à la deuxième Chambre, convoite également le perchoir. Selon des sources proches du MP, les leaders de ce parti avaient contacté, récemment, le Premier ministre à ce sujet. Chez les harakis, deux noms de candidats potentiels circulent déjà : il s’agit de Mohamed Fadili et Abderrahmane Lebdek, tous deux vice-présidents sortants.  Joint par ALM, Mohamed Fadili, secrétaire général-adjoint du MP, n’a rien voulu confirmer ni infirmer. «Le bureau politique de notre parti se réunira jeudi après-midi pour trancher sur un ensemble de questions dont celle à laquelle vous faites référence», s’est-il limité à dire en précisant que son parti diffusera un communiqué dès la fin de la réunion du bureau politique. Le MP est fort de plus de 60 membres à la deuxième Chambre. Trois autres membres, élus récemment sous les couleurs d’autres partis, vont rallier ses rangs. Ce parti estime donc qu’il est en droit de briguer le poste de président de la deuxième Chambre au risque de mettre en péril la cohésion de la majorité gouvernementale. Selon des sources socialistes, l’USFP préfère la reconduction du RNI Mostafa Oukacha et la préservation de la "stabilité" actuelle. La position de l’USFP est "compréhensible" surtout que son vice-premier secrétaire a été reconduit, en avril 2005, à la présidence de la première Chambre. L’Istiqlal, autre formation de la Koutla et de la majorité, sortie gagnante des élections partielles du 8 septembre, s’estime également en droit de présenter un candidat à la présidence de cette Chambre. D’après des sources proches du parti de Abbas El Fassi, l’un des éventuels candidats ne serait autre que Abdelhak Tazi. Selon des sources à la deuxième Chambre, la majorité pourrait parvenir à un consensus autour de cette question avant l’ouverture de la session d’automne, vendredi 13 octobre prochain. C’est, en effet, entre le 15 et le 18 du même mois d’octobre que la deuxième Chambre devra désigner un nouveau président avant de former son bureau et ses différentes commissions permanentes. Pour faire partie et du bureau et des commissions, il faut disposer de douze membres au moins pour former un groupe. Ce ne sera pas le cas, par exemple, pour la Confédération démocratique du travail (CDT) qui a remporté deux sièges uniquement sur les neuf impartis aux représentants des salariés lors du dernier scrutin. En avril 2005, l’Istiqlal avait tenu à présenter un candidat face à Abdelouahed Radi en la personne de Abdelhamid Aouad. Ce dernier n’a même pas retiré sa candidature lors du deuxième tour comme l’avait fait Hassan Maouni sur intervention personnelle de Mahjoubi Aherdane. Le quatrième candidat n’était autre que Lahcen Daoudi, membre du secrétariat général du PJD.

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