Lycée Al Khansa : Les étudiants exigent de meilleures conditions

Lycée Al Khansa : Les étudiants exigent de meilleures conditions

Les étudiants des classes préparatoires aux gran-des écoles économie et commerce, option technologie (CPGE ECT) du lycée qualifiant Al Khansa ont observé une grève, le jeudi 25 octobre. Cette manifestation est loin d’être la première, puisqu’elle fait suite à celles du 25 décembre 2005, des 24 et 25 mars 2006, du 3 novembre 2006 et des 6 et 7 décembre 2006. Ces étudiants déplorent ce qu’ils appellent «le manque de sérieux des responsables pour résoudre plusieurs problèmes». Parmi ceux-ci, ils affirment souffrir des pannes répétitives de la photocopieuse, outil indispensable pour le bon déroulement de leurs études. Pour citer un exemple des difficultés que ces pannes entraînent, les étudiants expliquent qu’en juin dernier, lors des examens du baccalauréat, ils n’ont eu d’autre choix que de faire des photocopies en dehors du lycée et à leurs propres frais. Ce qui implique une perte d’argent et de temps sans compter les sorties non réglementaires pour effectuer de simples photocopies. S’ajoute à cela, selon la même source, l’interdiction d’accéder à la bibliothèque et à la salle multimédia, indispensables pour les travaux de recherche. «La bibliothèque et la salle multimédia sont fermées pour la simple raison qu’il n’y a pas de responsables. Nous essayons de résoudre le problème à un autre niveau», affirme à ALM Moulay Hachem Alaoui, directeur du Lycée Al Khansa. Les étudiants réclament dans l’immédiat un directeur d’études pour régulariser le cursus scolaire sachant que M. Alaoui occupe à la fois les fonctions de directeur du lycée, de proviseur et de directeur des études. «Il est vrai qu’il y a un manque crucial de personnel. L’Académie est parfaitement au courant de cette situation, mais le véritable problème est que personne ne souhaite venir», avoue le directeur du lycée.
Sur un autre niveau, pour assurer leur sécurité contre d’éventuelles agressions, les étudiants exigent des agents de sécurité à l’internat et plus particulièrement devant la porte réservée aux internes. «Nous espérons également que la fermeture de cette porte soit retardée après 21h afin de permettre aux élèves de disposer de leur temps dans des cours de perfectionnement, des recherches, l’accès aux Instituts culturels …», soulignent-ils dans une lettre adressée au ministre de l’Education nationale, de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique, en date du 24 octobre 2007.
Pour ce qui est de la construction d’un réfectoire, «il y a des avancées à ce sujet. L’Académie a, d’ailleurs, envoyé des ingénieurs et des architectes sur les lieux et le travail est en cours», révèle le directeur du lycée. Mais les étudiants ne semblent ne pas être au courant de cette nouvelle.
Autre problème et pas des moindres : les étudiants des CPGE ECT disent ne pas avoir de visibilité satisfaisante par rapport aux débouchés de leur branche. Ils demandent l’octroi d’une équivalence au DEUG aux lauréats de la deuxième année des classes préparatoires afin de pouvoir être admis en troisième année de faculté et ce à l’instar des classes préparatoires mathématiques-physique. Du côté du ministère de l’Enseignement, on avance qu’ «une commission étudie au cas par cas les profils des étudiants de CPGE ECT admissibles à la faculté».
En outre, les étudiants souhaitent ne plus être exclus des concours d’accès aux grandes écoles marocaines de type ISCAE, ENCG, INSEA et d’être informés sur les dates précises des examens d’accès. Rappelons à ce sujet que depuis la réforme de 2006, l’ENCG et l’ISCAE ont intégré les classes prépa économie (option technologie) dans leur cahier de normes pédagogiques. 

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