Maladies rhumatismales : Le handicap n’est pas une fatalité

Maladies rhumatismales : Le handicap n’est pas une fatalité

300 spécialistes en conclave à Tanger

Les maladies rhumatismales diagnostiquées tardivement et ne bénéficiant pas des thérapeutiques adéquates, sont à l’origine des handicaps qui altèrent le vécu quotidien, particulièrement chez les personnes jeunes et les femmes.

Le 27ème Congrès national de rhumatologie, dont les travaux ont pris fin samedi 6 mai, a été une occasion majeure pour les participants de discuter et sensibiliser aux maladies rhumatismales les plus handicapantes, qui ont des répercussions négatives personnelles, familiales et socio-économiques. A l’instar des précédentes éditions, cette manifestation de deux jours, qui a réuni plus de 300 spécialistes et professeurs en rhumatologie (venus des quatre coins du Maroc, de France, du Maghreb et d’autres pays d’Afrique) pour «parler des dernières nouveautés en matière de traitement des maladies rhumatismales comme l’arthrose, l’ostéoporose et la polyarthrite rhumatoïde», a indiqué Pr Abdellah Maghraoui, chef de service à l’hôpital militaire à Rabat et président de la Société marocaine de rhumatologie (SMR).

Organisé par la SMR, ce 27ème congrès a constitué une occasion pour informer sur les dernières nouveautés du diagnostic et de la prise en charge des rhumatismes, mais aussi sur les nouvelles familles de médicaments mis au point pour guérir de ces maladies. Il s’agissait aussi «de nouveaux médicaments innovants utilisés pour traiter les rhumatismes inflammatoires chroniques. Nous avons traité des actualités de l’arthrose et de l’ostéoporose, de l’apport de l’échographie et de l’imagerie en général dans le diagnostic des pathologies rhumatismales, du pied et de certaines techniques nouvelles dans le traitement local des rhumatismes», a dit Pr Maghraoui.

Les participants ont appelé à la mobilisation des professionnels et tous les intervenants publics et privés pour pouvoir stopper la progression, au Maroc, des handicaps évitables dus aux maladies rhumatismales. Surtout que «les affections rhumatismales sont des maladies très répandues, coûteuses et aux complications graves», a tenu à préciser Pr Maghraoui.

Et de préciser que les maladies rhumatismales diagnostiquées tardivement et ne bénéficiant pas des thérapeutiques adéquates, sont à l’origine des handicaps qui altèrent le vécu quotidien, particulièrement chez les personnes jeunes et les femmes. Il en résulte ainsi qu’«un diagnostic précoce et un traitement correct des personnes atteintes de ces maladies peuvent leur éviter le handicap».

Considérée comme la plus fréquente des maladies rhumatismales au Maroc, l’arthrose apparaît, selon le comité scientifique de la SMR, généralement après l’âge 45 ans. Elle limite les activités habituelles et peut créer un handicap. Alors que la polyarthrite rhumatoïde touche quatre fois plus les femmes que les hommes. Elle est responsable de l’arrêt de l’activité professionnelle dès les trois premières années de la maladie.

Il est à rappeler qu’en plus de ce congrès annuel, la SMR organise annuellement deux campagnes à travers le Royaume pour informer et sensibiliser aux maladies rhumatismales, en particulier celles les plus handicapantes et très fréquentes au Maroc.

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