Malaise des enseignants- chercheurs

Le torchon continue de brûler entre les enseignants-chercheurs, lauréats des universités françaises, et le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Formation des cadres et de la Recherche scientifique.
Depuis le début de janvier, ces enseignants ont entamé une série de grèves qui s’étalera sur tout le mois. Ces grèves, indique un communiqué de l’Association marocaine des enseignants-chercheurs lauréats des universités françaises (AMECLUF), concernent les facultés des lettres et sciences humaines et les Facultés de droit de même que les autres établissements universitaires, à condition que les jours de grève ne coïncident pas avec ceux des examens.
En outre, le Conseil national de cette Association a appelé l’ensemble des enseignants-chercheurs titulaires du doctorat français concernés par le statut du 17 octobre 1975 à ne pas remettre les notes des examens relatifs au premier semestre de cette année universitaire ainsi que les notes du contrôle continu. L’association, précise le communiqué, souligne que dans un souci de préserver les intérêts des étudiants, le Conseil national a insisté sur la nécessité de veiller au respect du déroulement normal des examens dans les établissements concernés par le système des examens à deux sessions ou le système modulaire, en l’occurrence les facultés des sciences techniques, les facultés des sciences, les écoles et instituts supérieurs, etc. Et d’ajouter que «ces décisions demeurent effectives tant qu’elles ne sont pas annulées ou révisées par le conseil lui-même ou à l’issue d’un dialogue sérieux et franc avec le ministère de tutelle en vue de régler cette injustice».
Ces enseignants-chercheurs lauréats des universités françaises revendiquent le même statut que leurs homologues détenteurs du PHD, à savoir les professeurs de l’enseignement supérieur après quatre années d’exercice depuis leur affectation et en dehors de tout projet de réforme du statut des enseignants du supérieur. Au nombre de 1200, ils sont inscrits dans le cadre de la loi du 17 octobre 1975, selon laquelle, ils devaient être recrutés en tant que maîtres de conférences pendant une période de quatre ans. Et par la suite, ils devront être promus au grade de professeur de l’enseignement supérieur. Mais leur train a emprunté un autre parcours. Maître-assistant au départ.
Et après plusieurs réclamations, le ministère de tutelle créa une formule de «Professeur de l’enseignement supérieur assistant», (PESA). Formule que cette catégorie des enseignants a rejetée, estimant qu’il ne s’agit que d’une manoeuvre sans aucun changement dans le fond. Chose qui continue de susciter leur colère. Il est à rappeler, dans ce cadre, que l’année universitaire écoulée a été également marquée par des mouvements de protestation de ces enseignants.
Après plusieurs sit-in devant le ministère de tutelle, ils décidèrent de ne plus livrer les notes des examens universitaires écrits de la deuxième session, jusqu’à l’ouverture du dialogue avec les responsables du ministère de tutelle. Un bras de fer entre les deux parties qui remonte à plusieurs années. Lors de chaque session des examens, la rétention des notes crée un suspense dans l’univers estudiantin.

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