Management associatif

Initiés, sous le Haut patronage de SM le Roi Mohammed VI, par la Fondation Mohammed V pour la solidarité, en collaboration avec le ministère de l’Economie sociale, des petites et moyennes entreprises et de l’artisanat, chargé des affaires générales du gouvernement, les débats se sont déroulés en ateliers. Les trois axes principaux sur lesquels portaient les débats sont « le cadre juridique », « le cadre comptable et fiscal » et « les mécanismes de gestion » des associations. Il s’agit en fait de cerner les moyens de dynamiser les mécanismes de coordination et de partenariat entre les associations.
Les intervenants ont ainsi souligné que les associations aux structures saines peuvent participer de manière active au développement social. Particulièrement à travers l’adoption de valeurs nouvelles liées à la moralisation de la vie publique et la diffusion et le soutien des principes de la transparence, de manière à faire de celle-ci une pratique quotidienne et un choix stratégique.
Le management associatif, selon les intervenants, appelle aujourd’hui plus que jamais à la participation d’acteurs tels que les collectivités locales et les établissements publics, outre la promotion des ressources humaines et l’adoption d’une approche partenariale entre associations. Les exigences des temps modernes en matière de gestion imposent de revoir le cadre juridique et législatif des associations devenu obsolète.
Lequel cadre n’a pas beaucoup évolué depuis la promulgation des lois relatives à l’action associative à l’aube de l’indépendance. Le message royal adressé aux participants, a été limpide dans ce sens « nous incitons ces associations à transcender les méthodes de gestion traditionnelles stériles qui sévissent encore dans certaines d’entre elles, et à adopter une culture de gestion moderne et efficiente » et à « se regrouper au sein de fédérations qui leur permettent de conjuguer leurs expériences respectives et de devenir ainsi un interlocuteur efficace pour leurs différents partenaires », a souligné SM le Roi.
Dans le contexte de l’évolution économique et sociale que connaît le Maroc, les participants ont relevé que le tissu associatif dans le royaume a connu durant les dernières années un renouveau avec l’arrivée de cadres supérieurs, l’intérêt désormais accordé aux projets de développement et l’adoption d’un style de management similaire à celui des entreprises, fondé notamment sur la communication, la participation et l’évaluation continue. Un autre angle que SM le Roi n’a pas manqué de mettre en exergue. Le Souverain s’est réjoui « de la véritable richesse nationale que constituent désormais les associations marocaines, ainsi que de la variété de leurs domaines d’action et de la force de proposition qu’elles représentent et qui en font des partenaires incontournables à la réalisation du progrès et de la modernisation que nous souhaitons pour notre pays ».
Les intervenants ont souligné d’autre part la nécessité du soutien institutionnel aux associations qui oeuvrent dans le domaine du développement. Il faudrait renforcer leurs capacités d’action et garantir leur indépendance, précisant que, vu les projets et les budgets qu’elles gèrent désormais, le volontariat s’avère insuffisant à lui seul aujourd’hui, alors que certaines associations font figure de véritables entreprises. Il est à rappeler que la séance d’ouverture a été marquée par la lecture du message royal adressé aux participants, donnée par le conseiller du Souverain, et membre du Conseil d’administration de la fondation Mohammed V, Mme Zoulikha Nasri.

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