Manuels scolaires : Les notions extrémistes bientôt supprimées

Manuels scolaires : Les notions extrémistes bientôt supprimées

Au lendemain des attentats du 16 mai, il y a treize années de cela, la question de la révision du contenu des manuels scolaires pour prévenir l’extrémisme a été posée. Aujourd’hui, l’idée semble enfin se concrétiser avec l’accord signé lundi entre la Commission nationale marocaine pour l’éducation, les sciences et la culture et le bureau de l’Unesco au Maghreb. Ce dernier sera chargé d’apporter l’appui technique nécessaire au développement d’une stratégie nationale de prévention de l’extrémisme violent par le système éducatif.

Le contenu des manuels scolaires pourrait-il être facteur d’intolérance et d’extrémisme ? Voilà une question que bon nombre d’ONG marocaines soulèvent, au même titre que celle de la pédagogie adoptée par les enseignants et la formation qu’on leur fait suivre.  Sur le Web également, plusieurs internautes dénoncent une approche qui ne serait pas sans favoriser davantage la montée de vagues de violence et de radicalisme. Aujourd’hui, c’est la Commission nationale marocaine pour l’éducation, les sciences et la culture prend conscience de l’importance d’une solide stratégie marocaine en matière de formation et d’éducation contre l’extrémisme et la violence et qui, de ce fait, se penche sur ce lourd chantier de réformes.
Les promesses du colloque national organisé les 15 et 16 mars derniers, sur «Le rôle de l’école dans la prévention de l’extrémisme violent», n’ont pas tardé à prendre forme sur le terrain.

L’accord signé avec l’Unesco en témoigne. Il permettra à la commission de bénéficier d’un suivi des actions à mener par le système éducatif pour traiter le phénomène de prolifération de l’extrémisme violent. Un phénomène dont les premières victimes demeurent les jeunes et dont il est important d’assainir la base. Cet accord portera également sur une conjointe identification des modalités d’intervention nécessaires à cet effet.  L’approche du Royaume pour la prévention de l’extrémisme violent passera donc par l’éducation. Elle ne se suffira cependant pas de la réforme, incessante, des programmes scolaires mais s’intéressera de près à la formation des enseignants. Ces derniers jouant un rôle primordial dans la construction de la personnalité des jeunes.

Dans son intervention en marge de la signature, le secrétaire général de la Commission nationale marocaine pour l’éducation, les sciences et la culture, Abdeljlil Lahjomri, a mis en avant «l’engagement sérieux du Royaume dans plusieurs processus de coopération internationale pour la lutte contre le terrorisme, aussi bien au niveau judiciaire que sécuritaire, soulignant la nécessité de consolider ces engagements en intégrant l’approche pédagogique dans la stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme». Pour rappel, le Royaume a d’ores et déjà entamé la révision de pas moins de 147 manuels scolaires. Il s’agit d’une action pilotée par le ministère des affaires islamiques et celui de l’éducation nationale et dont l’objectif serait de supprimer tout message jugé radical, discriminatoire, sexiste ou violent. Cette réforme, a priori adaptée dès la prochaine rentrée, concerne à la fois le système public, et  privé et s’étale pour atteindre les manuels utilisés dans l’enseignement originel.

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