Maroc-Espagne : Baisse de l’immigration clandestine

Le groupe de travail permanent maroco-espagnol sur l’immigration a entamé, lundi matin, les travaux de sa cinquième réunion qui discutera de la lutte contre l’immigration clandestine, l’intégration des Marocains d’Espagne et le problème des enfants mineurs non-accompagnés en situation illégale en Espagne. La réunion de travail, co-présidée par la secrétaire d’Etat espagnole chargée de l’Immigration, Consuelo Rumi, et le wali directeur général des affaires intérieures au ministère de l’Intérieur, Mohieddine Amzazi, est destinée à resserrer les liens de coopération bilatérale en matière de régulation des flux migratoires.
Le secrétaire d’Etat espagnol à la Sécurité, Antonio Camacho, a pris également part à cette réunion qui passera en revue l’état actuel de la coopération et les actions à programmer à l’avenir pour chacun des grands dossiers de coopération entre les deux pays. Depuis la dernière réunion de haut niveau maroco-espagnole sur l’immigration, tenue en janvier 2005 à Rabat, le Maroc et l’Espagne mettent l’accent sur les avancées significatives et concrètes obtenues au niveau de la coopération opérationnelle en matière de lutte contre les réseaux de trafic des migrants.
Du côté espagnol, on ne cesse de souligner que le renforcement de la collaboration entre les deux pays a donné des résultats concrets sur le terrain. Consuelo Rumi a annoncé la semaine dernière une baisse de 17% en termes d’arrivées d’immigrés clandestins en provenance du Maroc durant les six premiers mois de l’année par rapport à la même période de l’année précédente. Ces chiffres coïncident avec les statistiques données du côté marocain. En effet, les tentatives d’émigration clandestine vers l’Espagne ont diminué de 20 % durant les six premiers mois de l’année en cours par rapport à la même période de l’année 2004. Cette baisse a été de 41 % à partir des provinces sahariennes du Maroc vers les Iles Canaries. En 2004, plus de 26.000 candidats à l’émigration clandestine vers l’Espagne ont été arrêtés par les services de sécurité marocains. Ce chiffre a enregistré durant les six premiers mois de 2005, une hausse de 13 % pour les candidats marocains et de 27 % pour les clandestins originaires des pays d’Afrique subsaharienne.

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